Tout savoir sur les différents types de coalitions en Belgique

Comme tu as pu t’en apercevoir dans notre brochure « Je vote : mode d’emploi » ou encore sur notre site www.elections.inforjeunes.be, notre son système institutionnel est complexe puisqu’il se compose de différents niveaux de pouvoir. Pour rappel, il s’agit de l’État fédéral, des Régions et des Communautés, mais également des Provinces et des Communes.… Lire la suite
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Retour sur les pouvoirs spéciaux

Dans l’actuelle crise sanitaire inédite que nous traversons, tu as sans doute entendu parler d’un gouvernement dit de « pouvoirs spéciaux » pour prendre les décisions liées au COVID-19. Mais, au fond, sais-tu ce que cachent les « pouvoirs spéciaux » en Belgique ? Faisons le point ensemble 🙂 Définition et origines en Belgique Concrètement, on définit les pouvoirs spéciaux… Lire la suite
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Élections 2019, un an après

Il y a un peu plus d’un an, comme près de 8 millions de citoyens belges, tu as été invité à te rendre aux urnes pour faire entendre ta voix et participer au triple scrutin dans le but d’élire tes futurs représentants aux niveaux régional, fédéral et européen. Si l’Europe et les Régions ont pu former leur exécutif, seul le gouvernement fédéral n’a pas réussi à composer une majorité pour gouverner notre pays ! Faisons le point ensemble sur cette situation à la belge cristallisée depuis de nombreux mois.
S’il nous revient de désigner les députés qui nous représenteront à la Chambre (pouvoir législatif), le gouvernement (pouvoir exécutif) est, lui, constitué par les partis politiques eux-mêmes. Cela signifie qu’après l’attribution du nombre de sièges en fonction des députés élus, le Roi désigne – après consultation de plusieurs personnalités politiques – un « formateur », qui a pour mission de négocier avec d’autres partenaires de manière à construire un nouveau gouvernement. De tradition, ce dernier devient alors le/la Premier(e) Ministre.
Malgré de nombreuses tentatives échouées ces derniers mois, la Belgique reste encore aujourd’hui immobilisée à cette étape de négociations. Et faute d’accord, c’est le gouvernement sortant qui reste en affaires courantes avec des compétences limitées, le temps de débloquer la situation.Mais la crise fédérale que nous connaissons remonte à plus loin encore ! En effet, le gouvernement sortant est devenu minoritaire depuis la démission des ministres N-VA, en décembre 2018, à la suite d’un désaccord politique de majorité. C’est donc une crise politique de presque 2 ans qui paralyse notre pays à plus d’un titre : vote du budget, position de la Belgique face à l’Europe, dossiers urgents, etc.
Dans ce contexte, et avec des compétences limitées aux affaires courantes, il est donc impossible pour ce gouvernement minoritaire de travailler de manière constructive sur les dossiers fédéraux comme la justice, la sécurité sociale ou encore la défense. Seule la crise liée au COVID 19 aura quelque peu apaisé les tensions face à l’urgence sanitaire en forçant 10 partis à trouver un accord temporaire pour sortir momentanément de l’impasse politique.
Pour ce faire, le gouvernement minoritaire s’est vu accorder des « pouvoirs spéciaux ». Concrètement, avec le soutien de 7 autres partis politiques, le gouvernement fédéral sortant peut, depuis le 26 mars dernier, prendre toutes les mesures nécessaires afin de lutter contre la propagation du Coronavirus et de veiller à la protection des citoyens et des secteurs d’activités. Ces pouvoirs spéciaux sont accordés pour une durée minimale de 3 mois et au maximum pour 6 mois.
Mais qu’adviendra-t-il à la sortie de la crise sanitaire ?
Les résultats des urnes du 26 mai 2019 sont éloquents : un parti écologiste avec 7 sièges de plus suite à la « vague verte » en réponse aux marches pour le climat et une progression marquée des partis qualifiés « d’extrêmes » tels que le PTB et le Vlaams Belang qui voient leur nombre de sièges respectif augmenter de manière importante. Ces résultats leur offrent d’ailleurs un rôle prédominant dans les négociations.
Aujourd’hui, deux issues sont envisageables pour sortir de cette crise politique : la mise en place d’un gouvernement sur base des résultats du dernier scrutin ou la convocation de nouvelles élections.Dans le premier cas, cela signifie que plusieurs partis réussissent (enfin) à trouver un accord afin de réunir le nombre de sièges suffisant pour être majoritaires lors des prises de décisions et forment donc un gouvernement dit de « plein exercice » (pas de limite dans la prise de décisions). L’actualité des prochains jours nous donnera la tendance des derniers pourparlers entre les différents partis.
Dans le second, les négociations ne parviennent pas à aboutir et l’obligation d’un retour aux urnes pour les citoyens semble inévitable. Et si cette seconde issue n’était pas une fiction ?
Tu as besoin d’une piqûre de rappel sur le fonctionnement de la Belgique et de ses élections ? Cet autre article est là pour ça ! 🙂

Décryptage du système institutionnel belge

Avec la news « Elections 2019, un an après », nous tentions de faire le point sur l’actualité politique belge en te résumant l’année écoulée. Mais as-tu réellement compris quels sont et comment fonctionnent les différents niveaux de pouvoir belges ? Sais-tu pourquoi et pour qui tu dois voter ? À nouveau, Infor Jeunes tente de t’éclairer et dresse le portrait du système politique belge parfois difficile à appréhender.
Peut-être ne sais-tu pas qu’à l’origine, la Belgique appartenait aux Pays-Bas et que c’est en 1830 qu’elle obtient son indépendance ? Il est alors décidé que notre pays sera une monarchie constitutionnelle ; c’est-à-dire un système politique ou le pouvoir est symbolisé par une seule personne appelée « monarque » (le plus souvent un roi ou une reine) et qu’il devra suivre les règles d’un texte fondateur qui définit les droits et les libertés des citoyens belges : la Constitution 🙂
Pour appliquer cette constitution, deux types de pouvoir sont à distinguer en Belgique : le législatif et l’exécutif. Le premier édite les lois, décrets, ordonnances… et est exercé par les différentes assemblées parlementaires (avec les députés) tandis que le second a pour objectif de faire appliquer ces lois, décrets… Il est, lui, exercé par le Roi et/ou les ministres qui forment les gouvernements (régional, fédéral et européen).
Les niveaux de pouvoirs
En Belgique, 5 niveaux de pouvoir coexistent : le pouvoir communal, provincial, régional, communautaire et fédéral. Faisons un zoom sur le niveau fédéral qui nous occupe aujourd’hui.
Le niveau fédéral gère tout ce qui concerne le pays dans son ensemble : la justice, les affaires étrangères, la sécurité sociale, les affaires intérieures, la police fédérale, la défense nationale… Contrairement aux autres niveaux de pouvoir, le fédéral gère l’intérêt général de tous les belges, sans distinction linguistique, culturelle ou territoriale.
Les partis politiques belges
Les partis sont des associations regroupant des personnes qui ont pour objectif de participer à la gestion d’un ou plusieurs niveaux de pouvoir politique du pays. Chez nous, il existe un grand nombre de partis politique : N-VA, PS, Vlaams belang, MR, Ecolo, PTB, CD&V, Open Vld, SPA, Groen, CDH, Défi, etc.
Les partis se différencient par leurs opinions et les idées qu’’ils présentent pour gérer la vie publique. Ces dernières se rattachent le plus souvent, dans notre pays, à une conception idéologique, philosophique ou religieuse de la vie en société.
Le droit de vote et le suffrage universel
En Belgique, le vote est obligatoire et secret. En effet, chaque citoyen a le devoir de prendre part à la vie politique de son pays, sa région, sa communauté ou sa ville. Utiliser ton droit de vote est donc une façon d’exercer ta citoyenneté pour élire les personnes dont les valeurs et les idées te ressemblent.
Depuis 1919, notre pays applique le système du suffrage universel. Cela signifie que chaque électeur (citoyen belge) dispose d’une voix. Il faudra néanmoins attendre 1948 pour que les femmes obtiennent également le droit de vote.
La formation d’un gouvernement
Lorsque les résultats des élections sont connus, soit un seul parti politique obtient 51% des votes et peut gouverner seul, soit les partis vont se rencontrer pour voir avec qui ils peuvent élaborer un programme commun (pacte de majorité). Ce pacte sera ensuite retranscrit sous la forme d’une Déclaration de politique générale qui va reprendre les grands axes et projets à mettre en œuvre au cours de la législature.
Les coalitions se forment donc en fonction des sensibilités mais aussi des priorités données par chaque parti dans leur programme électoral. En principe, c’est le parti qui a obtenu le plus de votes en sa faveur qui prend contact avec les autres partis pour constituer une majorité, à l’exception des élections fédérales où le Roi désigne un formateur. Il peut cependant arriver que le parti perde la main si une coalition s’est déjà formée sans lui, à l’annonce des résultats. Ces alliances politiques ont pour conséquences qu’en Belgique, ce n’est pas forcément le parti qui a obtenu le plus de voix qui sera au pouvoir et qu’il est parfois difficile pour les partis de parvenir à un accord.
Tu te poses encore des questions sur notre système politique ou sur la manière de voter ? Consulte sans attendre notre brochure « Je vote : mode d’emploi » et deviens incollable sur le sujet !

Envie d’être … Gouverneur de Province

Découvre l’interview d’Hervé Jamar, Gouverneur de la Province de Liège.
Quel a été votre parcours ?
Scolarisé en primaire à l’école communale de Moxhe, j’ai suivi ensuite l’enseignement secondaire à l’Athénée Royal de Hannut puis des études de droit à l’Université de Liège. Après mon service militaire, j’ai commencé ma carrière d’avocat en même temps que ma carrière politique.
À 29 ans, je suis devenu Bourgmestre de Hannut et je le suis resté pendant une vingtaine d’année. Dans la foulée et simultanément, j’ai été Député régional et communautaire, ensuite Secrétaire d’État aux finances, Ministre du budget et me voici à 54 ans Gouverneur de la Province de Liège depuis 3 ans.
Concrètement, en quoi consiste votre métier ?
Il y a 10 Gouverneurs en Belgique, un par Province. Un Gouverneur est en quelque sorte un très haut fonctionnaire de l’État et un commissaire des gouvernements (Région wallonne, Communauté Française et Communauté germanophone). Concrètement, je m’occupe essentiellement de la sécurité civile (pompiers, police, protection civile) et de sa coordination en général mais aussi en cas d’incident (par exemple lié aux intempéries, au nucléaire, au terrorisme, etc.).
J’ai également la tutelle des CPAS, les fabriques d’églises, la détention d’armes ainsi qu’une partie de la tutelle des prisons et des institutions psychiatriques. L ’organisation des élections communales et provinciales m’est attribué également. J’exerce aussi une partie plus protocolaire en tant que Représentant du Roi (pour accueillir par exemple un Ministre étranger). Outre cette partie, on essaye de donner une dimension sociale humaine à notre rôle de Gouverneur en venant en aide aux concitoyens venus de l’étranger . Ça n’a l’air de rien mais outre les photos en costume-cravate, il y a beaucoup d’autres activités souvent plus méconnues.
Comment devient-on gouverneur ? Y a-t-il des conditions à remplir ?
Non, il n’y a rien de dicté, ni de précisé dans la loi. On se fonde davantage sur la tradition depuis que la Belgique existe. Il faut généralement une personne tolérante et démocrate. On prend des personnes dites « sages » (rires), qui ont une certaine expérience dans le milieu administratif ou politique. Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir comme mandat des missions dans les différents niveaux de pouvoir, ce qui m’a apporté pas mal de connaissances des institutions. Être de nature positivement extravertie est un plus car le relationnel avec tout type de personne est important.
À quoi ressemble une journée type en tant que gouverneur de province ?
Hormis les vacances, un Gouverneur est disponible 24h/24 notamment pour les cas de crise. Ma première tâche de la journée est de dispatcher le travail entre mes collaborateurs. Ensuite, j’ai souvent des réunions le matin et l’après-midi. Régulièrement, j’assiste à des réceptions en fin d’après-midi, parfois en soirée, weekend compris. Je participe beaucoup de fierté et de volonté aux diverses manifestations patriotiques, événementielles et autres. Une journée n’est pas l’autre.
Je suis entouré d’une équipe dynamique d’une dizaine de personne à laquelle s’ajoute environ 120 personnes qui travaillent en décentralisation à Liège ou dans la Province. Je peux donc recevoir des appels de toute part. J’apprécie mon travail de par cette variété dans mon emploi du temps.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre métier ?
C’est un métier très utile en termes de coordination de la sécurité de la Province. Le fait de travailler en petite équipe est très agréable, tout le monde apporte sa pierre à l’édifice en gardant à l’esprit le mieux-être de chacun. Cependant, le métier de Gouverneur est encore fort méconnu dans certains milieux plus ruraux, où l’on retient plus aisément l’image plus protocolaire qui ne correspond pas du tout à la réalité.

Les différentes formes d’implication citoyenne

Après avoir voté, tu as peut-être le sentiment que ton implication dans la vie politique en tant que citoyen s’arrête là et ça peut être frustrant ! Sache toutefois qu’il existe plusieurs manières de continuer à t’investir en tant que citoyen, que ce soit via des procédures dites « institutionnalisées », ou des moyens moins officiels. Infor Jeunes fait le point pour toi !
Moyens institutionnalisés
Tu souhaites davantage t’investir dans la vie politique? Il existe plusieurs moyens pour participer à l’élaboration des textes officiels.
Interpellation des politiques
Ce premier moyen d’action te permet d’interpeller le collège communal ou provincial (pouvoir exécutif) directement sur leurs projets. Tu peux ainsi poser toutes les questions liées aux compétences qui dépendent de ta commune ou de ta province lors des conseils communaux ou provinciaux (pouvoir législatif). Tu dois donc bien poser tes questions au collège lors du conseil. Attention, tu dois avoir 18 ans pour pouvoir interpeler des politiques.
Conseils consultatifs
Le conseil communal ou provincial peut instituer un conseil consultatif. Celui-ci a pour mission de faire participer un groupe de citoyens qui rédigent des avis sur une ou plusieurs thématiques. Renseigne-toi régulièrement sur les appels à candidature lancés par ta commune ou ta province à cet effet. Il n’y a aucune limite d’âge.
Consultations populaires
Tu peux également participer ou initier une consultation populaire, si tu as plus de 16 ans. Il s’agit d’un mécanisme de vote par lequel on demande à la population de donner son avis en répondant à une question par « oui » ou par « non ». La consultation populaire peut être organisée au niveau communal, provincial ou même régional. Sache toutefois qu’elle n n’a pas de force contraignante pour le politique, ce qui signifie que l’autorité n’est pas liée par les résultats et qu’il lui revient d’y donner les suites qu’elle juge utiles.
Moyens non-institutionnalisés
Dans ta vie de tous les jours, tu peux vouloir prendre certaines initiatives qui sont de véritables implications citoyennes.
Modification de ton mode de vie
Dans ta vie quotidienne, tu peux prendre des décisions politiques indirectes (comme par exemple, prendre le vélo plutôt que la voiture pour te rendre à l’école) pour exprimer certaines de tes opinions.
Contestation citoyenne
Les politiques prennent parfois des décisions pour lesquelles tu souhaites montrer ton soutien ou ton opposition. Dans ce cas, tu peux participer à des rassemblements où tu défendras ou dénonceras ton opinion politique. Tu peux également aller un pas plus loin en revendiquant ton droit de grève, en arrêtant de travailler ou d’aller à l’école.
Diverses implications citoyennes
Enfin, tu peux également t’investir dans un groupe, qui peut être une association, un groupe sportif, un syndicat, ou un parti politique et qui te permet de défendre ou d’organiser des projets transmettant tes valeurs et tes idées.
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