Les différents régimes alimentaires

Ces dernières années, une panoplie complète de nouveaux types de régimes alimentaires est apparue dans notre société, souvent critiquée pour ses habitudes de consommation abusives et irrespectueuses de l’environnement, du bien-être animal ou encore de notre propre santé. Végétarien, végan ou encore paléolithique, autant de termes que tu as peut-être déjà entendus, sans forcément savoir ce qui se cachait derrière. On fait le point pour toi !
Il est toujours intéressant d’avoir quelques connaissances de base sur les différents régimes alimentaires, que ce soit pour mieux comprendre les habitudes alimentaires de certains de tes amis ou pour adapter les tiennes, si tu en ressens le besoin.
Les régimes les plus répandus actuellement :
À ces deux listes, non exhaustives, pourraient s’ajouter les nombreux régimes «minceur», comme la chrononutrition, le régime Atkins, le régime dissocié, le régime citron, ou encore les différents types de jeûnes, etc.
Vegan, plus qu’un simple régime alimentaire
Si vegan et végétalien sont souvent confondus, ces deux termes comportent cependant quelques nuances. Ils font référence au même régime alimentaire, mais les personnes vegan excluent également les produits d’origine animale dans leur mode de vie : elles adaptent leurs vêtements, leurs meubles et leurs produits de soins à ce choix de consommation.
Ta santé avant tout
Un régime alimentaire mal suivi peut rapidement entraîner certaines carences, voire même des problèmes de santé plus graves. Si par convictions, par besoin, ou par désir de maigrir, tu souhaites changer de mode de consommation alimentaire, parles-en d’abord avec ton médecin généraliste, qui t’accompagnera afin d’éviter tout problème de santé.
Plus d’infos ?
Comme nous te le disions plus haut, les régimes alimentaires ne sont pas à prendre à la légère, si tu souhaites approfondir le sujet, nous te conseillons d’en parler avec un nutritionniste, par exemple, ou encore ton médecin généraliste.

Cannabis récréatif et thérapeutique : quelle est la différence ?

Tu as souvent entendu parler de cannabis thérapeutique (ou médical) et tu te demandes ce qui le distingue du cannabis récréatif ? Tu penses (à tort) que le cannabis est légalisé ? Tu souhaites avoir une vue claire de ce qu’il est permis de consommer ou non, ou bien tu aimerais simplement en apprendre plus ? Infor Jeunes t’explique tout !
Ce que dit la loi
Garde bien en tête qu’en Belgique, la loi t’interdit de détenir, consommer, acheter, vendre ou cultiver du cannabis. S’il est considéré comme une drogue illégale, c’est parce que ses effets psychotropes (qui ont un effet sur le mental) sont potentiellement dangereux. Tu dois savoir que sa consommation entraîne des changements comportementaux et/ou psychologiques qui altèrent le jugement : légèreté d’esprit, modification des perceptions sensorielles et spatio-temporelles, impression de planer, inhibition, mais aussi une diminution de la concentration et une altération de la mémoire à court terme, une augmentation du temps de réaction, etc.
Les effets du cannabis varient en fonction de l’âge, de la santé, de la condition physique et de la personnalité du consommateur . Pour les consommateurs réguliers, on observe une dépendance et des symptômes de sevrage.
Cannabis récréatif
Le cannabis récréatif est celui qui est consommé en guise de divertissement, pour le plaisir . Il contient généralement une quantité importante d’une substance responsable des effets psychotropes : le THC. Les scientifiques s’accordent d’ailleurs à dire que plus la teneur en THC est forte, plus la tolérance au cannabis est rapide. Cela signifie qu’il va falloir augmenter de plus en plus les doses pour obtenir un même effet.
Cannabis thérapeutique
Le cannabis possède aussi une composante appelée le CBD, qui n’entraîne pas d’effets psychotropes ni de dépendance, contrairement au THC. Le CBD est même reconnu comme ayant des qualités médicales, qui permettent de soulager les personnes souffrant d’anxiété, de dépression, de maladies ou de douleurs chroniques.
Actuellement, les produits à base de CBD sont autorisés pour autant que leur taux de THC soit inférieur à 0,2%. En Belgique, de nombreux magasins proposent cette substance depuis 2018.
Et si tu consommes ?
En cas de contrôle, les conséquences seront différentes si tu as plus ou moins de 18 ans. Si tu es mineur, la police transmettra un procès-verbal au juge de la jeunesse qui peut décider de t’imposer une mesure (par exemple : suivre une formation). Si tu es majeur, tu risques une amende (entre 120 et 800 €) ou une peine d’emprisonnement (de 8 jours à 1 mois). Il y a cependant des chances que tu ne sois pas poursuivi si tu es majeur, que tu consommes pour ton usage personnel (c’est-à-dire que tu ne détiens pas plus de 3 grammes, ni une plante cultivée) et qu’aucune circonstance aggravante (par exemple : la détention en présence de mineur) ou nuisance publique (par exemple : fumer dans un lieu public) ne peut t’être reprochée. Dans tous les cas, le procès-verbal dressé par la police sera conservé dans leur base de données.
Attention, le CBD ressemble à du cannabis ordinaire, ce qui fait que si tu es contrôlé et que tu en as sur toi, la police ne pourra pas faire la différence. Les conséquences risquent donc d’être les mêmes.
Plus d’infos ?
Tu aimerais aborder le sujet avec des professionnels, que ce soit pour en savoir plus ou pour discuter de ta consommation si tu en éprouves le besoin ? N’hésite pas à contacter Infor Drogues !

La « fast fashion », ce phénomène néfaste

Aujourd’hui, on achète 6 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans ! Finies les deux collections «printemps-été» et «automne hiver», certaines enseignes proposent jusqu’à 24 collections par an. Des nouveautés apparaissent dans les magasins chaque semaine, ce qui entraîne pour beaucoup d’entre nous une surconsommation. Un joli pull tendance à moins de 10 euros ? Un chouette t-shirt à 5 euros ? Parfois difficile d’y résister . Mais notre portefeuilles est-il le seul à en payer le prix ?
Le phénomène de surproduction et de surconsommation dans le secteur de la mode porte un nom : la « fast fashion » ou « mode rapide » et a malheureusement des conséquences importantes sur notre environnement.
L’impact écologique
Pour confectionner les vêtements, l’industrie textile utilise soit des fibres d’origine naturelle comme le coton, le lin…, soit des fibres artificielles, comme le polyester, un dérivé du pétrole. Pour exemple, la culture du coton est très polluante et requiert beaucoup de pesticides et pour produire un seul kilo, il faut 20 000 litres d’eau, soit à peu près 75 bains ! De plus, la production de ces matières engendre aussi une très grande émission de gaz à effet de serre, ce qui fait de l’industrie du textile une des plus polluantes au monde. Au-delà de ça, les vêtements continuent à polluer bien après leur fabrication : ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos penderies, beaucoup sont teints avec des substances nocives et leur lavage libère des microparticules de plastique polluantes qui finissent dans l’océan.
À l’heure actuelle, environ un tiers des vêtements usagés sont recyclés, donnés ou revendus, le reste est jeté ou incinéré…et continue à polluer : par exemple, le polyester met environ 200 ans à se dégrader . Brûlées, les fibres textiles émettent une nouvelle fois une grande quantité de gaz à effet de serre. Bien que de nombreux géants de la mode textile se sont engagés à diminuer drastiquement leur empreinte carbone d’ici 2050, le chemin est encore très long. Il est donc nécessaire pour les consommateurs que nous sommes d’envisager des alternatives.
Des solutions ?
Aujourd’hui, de plus en plus de fabricants optent pour la « slow fashion » : une mode plus étique, durable et écoresponsable. Le hic ? Ils ne peuvent malheureusement pas concurrencer les prix pratiqués par des enseignes de prêt à porter de masse, telles que Zara, H&M ou encore Primark, et – même si on peut privilégier la qualité à la quantité – ce n’est pas toujours compatible avec le budget d’un étudiant. Alors, que faire à notre échelle ?
Lire les étiquettes : différents labels peuvent te donner des indications sur la manière dont a été fabriqué le vêtement. Le label peut certifier l’usage de fibres biologiques, le respect des critères environnementaux, la limitation des substances toxiques, etc. – Se tourner vers la seconde main : depuis quelques années, les possibilités d’acheter en seconde main se sont multipliées : vide dressing, friperies, vente en ligne, vestiboutiques, etc. De quoi trouver des pépites et leur donner une deuxième vie !
Penser à la location : une robe ou un smoking pour une grande occasion ? Ce sont souvent des vêtements que l’on remet peu, voire pas du tout ; pourquoi ne pas se tourner vers des services de location de vêtements ?
Pratiquer l’upcycling : quand on n’a pas envie de se séparer d’un vêtement qu’on aime, un peu abimé ou démodé, le transformer peut lui donner une nouvelle vie : couper un vieux jean pour en faire un short, faire une chemise à partir d’une robe, etc. De nombreux tutoriels accessibles sont disponibles sur Internet.
Plus d’infos ?
Voici quelques sources intéressantes si tu souhaites en savoir plus :

Acheter en seconde main, pourquoi c’est bien ?

Acheter en seconde main, c’est se procurrer des objets qui ont déjà été achetés et/ou utilisés par quelqu’un avant d’être en notre possession. On peut tout trouver en seconde main : des vêtements mais aussi des meubles, des livres, de l’électroménager,… Mais pourquoi acheter « d’occasion » quand on peut acheter du neuf ? Quels sont les avantages de la seconde main ? Infor Jeunes fait le point pour toi !
C’est écologique
En achetant en seconde main, tu réutilises un vêtement, objet ou un appareil. Tu lui évites de devenir un déchet et donc de polluer la planète. Et plus un objet est utilisé longtemps, plus son empreinte écologique* diminue ! En effet, tu réduis la demande de production pour un produit neuf, ce qui permet une économie de ressources, c’est à-dire des matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de cet objet.
Chaque année en Belgique, 10 kilos de textile par habitant sont mis sur le marché. La mode est ainsi l’une des industries les plus polluantes de la planète. Chaque année, elle émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, soit environ 2% des émissions globales. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.
Au total, faire ses achats en seconde main peut éviter l’émission de 200 kg de CO2 par personne et par an.
C’est économique
La seconde main permet à de nombreuses personnes de pouvoir s’offrir des biens qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter neufs. De plus, les articles de seconde main sont souvent de bien meilleure qualité que du neuf à prix égal. Il existe d’ailleurs des labels de qualité, mis en place pour certains magasins d’économie sociale, pour certains articles comme Electro’REV pour les appareils électroménagers ou VéloCyclé pour les vélos de seconde main vendus dans les ateliers vélos. Ces labels assurent la qualité des biens vendus mais offrent également des garanties d’un ou deux ans. Aussi, vendre toi-même des choses que tu n’utilises plus te permets de gagner de l’argent tout en désencombrant ta maison !
C’est solidaire
Le fait de collecter, réparer et revendre des articles de seconde main crée de l’emploi, permettant au passage la formation et la réinsertion de personnes en difficulté. Les magasins d’économie sociale assurent la récupération et la revalorisation de divers produits. Les recettes ainsi faites permettent le financement de projets sociaux (ex : la formation de personnes peu qualifiées, les restaurants sociaux, etc.)
C’est tendance
Ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ? Grâce à la seconde main, tu peux trouver des vêtements et des objets qui redeviennent tendances ! Certains magasins d’économie sociale retapent même certains meubles pour les remettre au goût du jour . Cela donne des objets uniques que tu ne trouveras nulle part ailleurs.
Où acheter en seconde main ?
Tu peux trouver des articles de seconde main très facilement de nos jours :
Dans les magasins d’économie sociale (ex : les Petits Riens, Oxfam,…)
Dans les dépôts-vente, les brocantes, les videdressings, les marchés vintages,…
Sur internet : 2emain.be, eBay, Vinted,…
En bref, consommer des biens de seconde main fait de toi un CRACS (Citoyen Responsable, Actif, Critique et Solidaire). Alors, qui a dit que faire du shopping n’était pas une bonne action ?
Plus d’infos ?
*L’empreinte écologique est ce qui mesure la pression exercée par les êtres humains envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.Retrouve plus d’infos sur l’empreinte écologique sur le site www.wwf.panda.org

Mode de vie alternatif : la vie en communauté

En tant que jeune, il est parfois difficile de se projeter dans l’avenir ou dans un mode de vie ordinaire. Au fil du temps, de nouveaux modes de vie se développent d’ailleurs pour correspondre au mieux aux besoins actuels. Nous allons te présenter ici un mode de vie qui existe déjà depuis des années et qui pourtant est peu connu auprès des jeunes : la vie en communauté. Yves et Sangeeta, qui ont choisi de vivre au sein de la communauté Emmaüs de la Poudrière, ont répondu à nos questions.
Quel est le principe de le vie en communauté à la Poudrière ?
« Apprendre, réapprendre à vivre ensemble » est la devise de la Communauté de la Poudrière, où nous vivons depuis 26 ans. Une communauté pluraliste où se mêlent des personnes, d’origines sociale et philosophique différentes, dans un projet de solidarité avec des personnes exclues de la société ou des personnes en recherche d’alternatives de vie.
Notre mode de vie est avant tout un partage de notre travail, de nos journées (repas), de nos projets et lieux d’habitation tout en permettant bien sûr l’intimité de chacun ainsi que sa liberté de s’engager dans cette communauté ou de rebondir vers un autre choix de vie.
Pourquoi ce choix de vie ?
À l’époque, jeunes étudiants en couple à Bruxelles, nous découvrons en marge de la société des personnes exclues dont certains trouveront finalement refuge dans notre petit kot de deux pièces. C’est à partir de cette expérience d’accueil que nous avons décidé, à la fin de nos études, de rejoindre l’expérience de la communauté de la Poudrière qui réalisait depuis de nombreuses années ce projet d’accueil de personnes en difficultés.
Quelles sont les différences avec le mode de vie dit « ordinaire » ?
Quand nos enfants invitaient leurs copains de classe à notre table où nous partageons le repas, à vingt ou trente personnes chaque jour, ceux-ci s’exclamaient : il y a un anniversaire ? Et nos enfants ne comprenaient pas cette question, car ils vivaient au quotidien cette ambiance festive d’un repas partagé ensemble.
Certes, la joie et la solidarité qui se dégagent d’une vie de groupe peut parfois aussi être vécue comme une lourdeur dans l’organisation des journées ou la complexité des rapports humains mais il nous semble, au terme de bientôt trente ans, que ce bonheur de vivre ensemble fait de notre vie commune un havre de paix et de joies profondes.
Qu’est-ce que cela peut apporter à un jeune ?
On peut remarquer, pour les jeunes qui ont vécu depuis leur naissance dans la communauté ou ceux qui y passent un temps de leur vie (retraite, camp, stage), la découverte de la mixité sociale, des expériences humaines et surtout le fait de se rendre compte que l’on peut vivre ensemble au-delà des différences.
Ce mode de vie peut-il convenir aux jeunes d’aujourd’hui ?
Il y a en tout cas régulièrement des jeunes qui passent un moment dans la communauté afin de découvrir une alternative au modèle individualiste de notre société. Ils se rendent alors compte que le partage offre une réelle alternative pour vivre un bonheur qui ne dépend pas de notre richesse matérielle ou de notre situation professionnelle et que ce mode de vie peut, en plus, contribuer à une société sans exclusion majeure et respectueuse des défis climatiques qui s’imposent à la société de consommation.
Plus d’infos ?
Ce mode de vie t’intéresse, t’intrigue ? Rends-toi sur le site internet de la Poudrière pour en savoir plus :
https://www.lapoudriere.be

Le sommeil des jeunes

C’est une évidence : nous ne pouvons pas vivre sans dormir. Le sommeil est vital à notre cerveau et à notre organisme. Pourtant, les jeunes manquent de plus en plus de sommeil. Quelles en sont les raisons et les conséquences ? Infor Jeunes s’est renseigné pour toi auprès de Manon Blanpain, somnologue professionnelle !
Jeunes et manque de sommeil : qu’en est-il ?
À l’adolescence, on rencontre souvent des cas qui présentent des décalages de phases, c’est-à-dire un avancement ou un retard de la phase de sommeil. Sur une journée de 24h, nous sommes prévus pour dormir durant une phase dont la moyenne est de 8h. Souvent, nous avons un pic de sommeil qui survient entre 21h et 23h. Chez les ados, cette phase est fréquemment reculée. Cela signifie qu’ils vont se coucher plus tard que ce pic et se réveillent ainsi plus tard.
Au-delà de 20 ans, chez les adutes, les probèmes de sommeil sont plus souvent liés à l’anxiété, à la polymédicaction, à la douleur, etc., ce qui est moins fréquent chez l’enfant.
Quelles en sont les causes ?
Quoique l’on puisse en dire, les écrans et particulièrement les smartphones ont un impact sur le sommeil. Les jeunes sont nettement plus influencés par ce phénomène qu’une génération au-dessus. Une fois au lit, les jeunes ont tendance à rester sur leurs téléphones et il est prouvé que la lumière de ces écrans empêche la production de mélatonine, l’hormone du sommeil qui se manifeste habituellement tous les jours à la même heure. Une fois que nous sommes exposés à la lumière, notre cerveau l’interprète comme s’il faisait jour et il retarde ainsi la montée de mélatonine, reculant de cette manière la phase de sommeil.
Le manque de sommeil, c’est risqué ?
Clairement, chez les ados, le risque à très court terme c’est les troubles de l’attention. Ceux-ci peuvent découler sur énormément de conséquences comme l’échec et le décrochage scolaire, par exemple. Le manque de sommeil altère également la gestion des émotions, déjà fortement fragilisée par l’âge adolescent mais aussi la gestion pondérale : si on dort peu ou trop, on élimine moins. Tous les excès nuisent.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes ?
Premièrement, je m’adresserais davantage aux parents car ils ont un grand rôle à jouer dans le sommeil de leurs enfants. Effectivement, c’est primordial d’éduquer au sommeil dès le plus jeune âge. Le sommeil doit être un apprentissage au même titre qu’apprendre à un enfant à se brosser correctement les dents. Il faut conscientiser l’enfant au fait qu’il a besoin de dormir correctement et de le rendre responsable de son sommeil.
De manière générale, je dirais qu’il est essentiel d’avoir des heures régulières de sommeil, d’aller au lit toujours plus ou moins à la même heure et d’avoir des rituels de sommeil installés dès l’enfance. Ces routines permettent d’avoir un rythme et le rythme est extrêmement important pour le sommeil car le cerveau en a besoin.
Il est également important de prendre conscience que la société véhicule une image de « super-efficience » : tout doit être fait, bien et rapidement et dormir moins permet de faire d’autant plus de choses. Et pourtant, il ne faut pas négliger son sommeil car il est essentiel à notre bonne santé physique et mentale et qu’il peut impacter les autres fonctions du corps humain.
Plus d’infos ?
Voici deux sources intéressantes pour se renseigner au sujet du sommeil :

Envie d’être … technicien cycle

Découvre l’interview de Jérémi, 25 ans et technicien cycle.
En quoi consiste ta profession ?
Je suis technicien cycle, ce qui consiste à effectuer des réparations, des entretiens et des modifications sur des vélos en tout genre. Mon quotidien est aussi dédié aux nombreuses questions techniques des clients, auxquelles je réponds au mieux.
Quelles formations as-tu suivi ?
J’avais déjà pensé à travailler dans le vélo mais mes proches pensaient que ce serait une passion de passage et les vendeurs m’ont bien découragé. Du coup, je n’ai pas fait mes études dans ce domaine. Après avoir galéré dans le secondaire, je suis sorti de rhéto en technique de transition biotechnique avant de reprendre la sylviculture. Durant ce temps, j’ai travaillé trois ans comme étudiant cycle et atelier au sein d’une grande chaine de magasins sportifs. Au terme de ma 7e grimpeur élagueur, un poste m’a été proposé à la maison des cyclistes de Namur où j’ai travaillé deux ans. Aujourd’hui, j’ai un CDI comme technicien cycle chez Décathlon depuis trois ans. J’ai appris essentiellement par passion en bidouillant sur mes vélos et ceux de potes ainsi qu’avec quelques petites formations en interne (montage de roues, entretien suspensions, vélos électriques, etc.).
Quelles sont tes tâches au quotidien ?
Recevoir le client pour des questions et devis sur le vélo. Effectuer les montages et réparations. Veiller au stock de pièces et faire les commandes pour les entretiens. Assurer de bons délais. Écouter le client, comprendre sa demande, cerner ses envies et lui conseiller le bon article adapté. Je suis aussi chargé de tester et contrôler les réparations réalisées sur les différents vélos qui nous sont donnés à réparer.
Quels sont les points positifs du métier ?
Le travail d’équipe est génial car l’ambiance est super . De plus, il s’agit de ma passion donc cela représente un vrai plaisir de travailler sur quelque-chose de concret et parfois sur de la belle mécanique. Le fait que mon métier se range dans la catégorie
Quels sont les points négatifs ?
Les clients désagréables, qui vous rabaissent et qui sont persuadés d’avoir raison alors qu’il n’y connaissent rien font partie du top des mauvais moments. Le fait de travailler le samedi et que l’horaire est variable est parfois pénible quand on veut prévoir une activité sociale. Et enfin, c’est les femmes sont rares dans ce métier, cela limite donc les interactions et renforce l’impression que les métiers mécaniques restent l’apanage des hommes.
Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui voudrait s’engager dans le métier ?
C’est ta passion ? Alors fonce ! C’est un métier en plein essor grâce au vélo électrique, la mobilité plus verte et la technologie très poussée des dernières années. De plus, il existe des formations via l’IFAPME.
Plus d’infos sur la formation IFAPME dont parle Jérémi : https://www.ifapme.be/formations/apprentissage/mecanicien-de-cycles

Gaming party : et si le jeu vidéo favorisait le contact social ?

Le jeu vidéo t’est étranger mais le titre de ce billet t’intrigue car tu cherches à élargir tes contacts sociaux ? Tu es passionné de jeux vidéo et à la recherche de nouveautés ? Continue à lire, tu y trouveras certainement ton compte !
Confinés, comment maintenir du contact social ?
Mesures obligent, nous sommes toutes et tous éloignés de nos proches. Dans une période où le contact social manque cruellement et peut nous impacter psychologiquement et physiquement, il est essentiel de trouver de nouvelles voies de socialisation. Et si le jeu vidéo en était un ?
Jeu vidéo et confinement
Haaaaaaa ce sacré Covid-19 ! Ses impacts sont considérables à de nombreux niveaux : humains, sociétaux, économiques, … Pour certains secteurs, c’est catastrophique mais si nous regardons du côté de l’industrie du jeu vidéo… C’est une tout autre affaire !Du 16 au 22 mars, l’institut Games Sales Data a relevé une hausse de 63% des ventes de jeux vidéo dans 17 pays en comparaison de la semaine précédente ! La vente de jeux vidéo et de consoles connaissent une hausse incroyable en cette période de confinement où chacun cherche à s’amuser chez soi.Même l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), après avoir inséré « l’addiction aux jeux vidéo » dans sa classification internationale des maladies, encourage les confiné(e)s à jouer en ligne !
Garder contact avec tes potes grâce au jeu vidéo ? Simple comme bonjour !
En cette période où nous sommes incités à rester chez nous, le jeu vidéo réunit plusieurs avantages à titre d’occupation : prendre le temps de découvrir cette riche culture vidéo-ludique, se divertir et surtout, être en contact avec tes amis.
En premier lieu, comment allez-vous parler durant la partie de jeu ?Idéalement, munis-toi d’un casque micro et choisis la plateforme qui convient le mieux à l’ensemble de ton groupe. Sur Xbox ou PS4, tu as notamment un chat vocal intégré. Steam met également à disposition de ses inscrits un chat vocal.Aucun de ces moyens ne te convient ? Pas de tracas, il existe également des logiciels te permettant de communiquer vocalement tel que Discord. Une fois ta plateforme vocale choisie, saisis ta manette ou ta souris et choisis ton jeu multi-joueurs !
En manque d’inspiration ? Pas de soucis, voici quelques noms de jeux vidéo pour t’éclater avec les copains/copines en réseau :
Apex Legend : battle royale où vous incarnez une Légende de votre choix afin de combattre avec votre escouade aux confins de la Frontière afin d’obtenir gloire et fortune.
Call of Duty Warzone : avec deux modes de jeux disponibles (battle royale et pillage), tu peux jouer jusqu’à 4 en équipe et tenter d’être les derniers sur une map réunissant 150 joueurs ;
Destiny 2 : jeu de tir à la première personne dans un univers de science-fiction où tu incarnes un gardien protégeant la dernière cité sur Terre, attaquée par des forces ennemies ;
Eve Online : joue un personnage partant à la conquête de l’univers où tu devras choisir entre attitude pacifiste et attitude meurtrière afin de dominer la galaxie et d’affronter les autres joueurs.
Fortnite  Battle Royale : l’objectif du jeu est d’être le dernier sur une carte de plus en plus restreinte et de finir comme le dernier debout en alliant tirs et construction de forteresses.
Heartstone : jeu de cartes à collectionner en ligne où l’objectif est de rendre le contrôle d’un champ de bataille en invoquant de serviteurs et en lançant des sorts.
League of Legends : jeu de stratégie où deux équipes de champions s’affrontent dans un univers fantastique ;
Smite : arènes de bataille en ligne fondé sur diverses mythologies et où tu incarnes une déité ;
Starcraft 2 : jeu de stratégie en temps réel où tu affrontes d’autres joueurs au sein d’une galaxie ;
Teamfight Tactics : dérivé de League of Legends, il s’agit d’un jeu de tactique et de stratégie où tu affrontes sept adversaires sur un plateau en ligne et l’objectif est d’être le dernier en vie ;
Valorant : jeu FPS tactique où tu représentes un agent aux capacités uniques et en équipe de cinq, tu affrontes d’autres joueurs en tentant de poser des bombes et de désamorcer les vôtres ;
World of Tank : prise de contrôle d’un tank de la Seconde Guerre Mondiale afin d’y affronter d’autres joueurs.
Cette liste de jeux est bien sûr non exhaustive et reprend des exemples de jeux disponibles en free-to-play. Il existe aussi d’autres jeux multijoueurs payants et funs : Ark, Fina Fantasy VII, Rocket League, Total War, World of War Z, Worms W.M.D.
Comme pour tout, veille à respecter un équilibre : les jeux vidéo, on adore mais jouer tous les jours jusqu’aux petites heures du matin, ce n’est peut-être pas le plus raisonnable !
N’hésite pas à nous contacter si tu as des questions sur la thématique « jeunes & jeux vidéo » ! 🙂

La responsabilité des animateurs

Tu animes des enfants dans le cadre de stages, plaines, camps Scouts, Patros ou autres ? On t’a souvent dit que tu étais « responsable » de ces enfants lorsqu’ils sont sous ta surveillance, mais de quel type de responsabilité parle-t-on, exactement ? Et que se passe-t-il si un dommage est causé ? Des assurances peuvent-elles te protéger ? On t’explique tout ça !
Les responsabilités
Lorsque tu causes un dommage, ta responsabilité peut être « engagée », autrement dit « mise en cause » et ce sous différentes formes selon les actes commis.
On parle de responsabilité pénale lorsqu’il faut rendre des comptes (sous forme de peine) à l’ensemble de la société après avoir mal agi et enfreint les règles, par exemple en ayant frappé quelqu’un ou en ayant commis un vol.
On parle de responsabilité civile lorsqu’il faut indemniser la victime d’un dommage que l’on a causé, par exemple après lui avoir cassé le bras par accident. Dans le cadre d’un travail d’animateur, au-delà de ta propre responsabilité civile, tu portes également celle des enfants que tu as sous ta garde. Tu as un devoir de surveillance envers eux, s’il leur arrive quelque chose sous cette surveillance, il en va donc de ta responsabilité. Si tu es mineur, la responsabilité civile pèse soit sur les autres animateurs majeurs, soit sur tes parents.
Et enfin, on parle parfois de co-responsabilité puisqu’une action peut être intentée en justice sur le plan pénal et le plan civil en même temps.
La protection de ta responsabilité civile
Principes
Que tu sois volontaire ou jobiste, tu es protégé par la loi sur le plan civil. Ce qui veut dire que tu es «immunisé» en cas de faute légère et occasionnelle commise dans le cadre de ton rôle d’animateur, qu’importe que le préjudice soit physique (par exemple : fracture du bras d’un animé lors d’une activité), matériel (par exemple : destruction de matériel loué sans intention) ou moral (par exemple : traumatisme d’un animé suite à une chute). C’est donc ton employeur/ l’organisation pour laquelle tu es volontaire qui supportera financièrement les conséquences.
Par contre, si tu commets une telle faute en dehors du cadre de ton rôle d’animateur (par exemple : en dehors de tes heures de travail), tu n’es plus couvert par cette protection et tu seras tenu responsable de tes actes.
Limites
Sache que cette protection de ta responsabilité civile n’est pas totale. Tu seras jugé responsable si le dommage causé à autrui dans l’exercice ton rôle résulte d’un/une :
Dol, c’est-à-dire une faute intentionnelle commise de mauvaise foi (par exemple : inciter les animés à boire de l’alcool) ;
Faute grave (par exemple : oublier d’administrer les médicaments d’un animé) ;
Faute légère habituelle (par exemple : manquer régulièrement d’eau sur le lieu d’activité).
Les assurances
Deux assurances peuvent intervenir si les dommages ne sont pas couverts par l’assurance obligatoire souscrite par ton organisation/ ton employeur :
Ton assurance RC vie privée ou celle de tes parents (non obligatoire). Si toi ou tes parents n’en disposez pas, vous devez vous-mêmes réparer le préjudice subi ;
L ’assurance du véhicule impliqué dans un accident de la circulation (obligatoire). L ’assurance s’occupera donc de la réparation du dommage mais cela n’est pas sans conséquence pour autant (acquittement de la franchise ou augmentation du bonus-malus).
Tu as des questions ou tu aimerais approfondir le sujet ? N’hésite pas à nous contacter !

Envie d’être … Gouverneur de Province

Découvre l’interview d’Hervé Jamar, Gouverneur de la Province de Liège.
Quel a été votre parcours ?
Scolarisé en primaire à l’école communale de Moxhe, j’ai suivi ensuite l’enseignement secondaire à l’Athénée Royal de Hannut puis des études de droit à l’Université de Liège. Après mon service militaire, j’ai commencé ma carrière d’avocat en même temps que ma carrière politique.
À 29 ans, je suis devenu Bourgmestre de Hannut et je le suis resté pendant une vingtaine d’année. Dans la foulée et simultanément, j’ai été Député régional et communautaire, ensuite Secrétaire d’État aux finances, Ministre du budget et me voici à 54 ans Gouverneur de la Province de Liège depuis 3 ans.
Concrètement, en quoi consiste votre métier ?
Il y a 10 Gouverneurs en Belgique, un par Province. Un Gouverneur est en quelque sorte un très haut fonctionnaire de l’État et un commissaire des gouvernements (Région wallonne, Communauté Française et Communauté germanophone). Concrètement, je m’occupe essentiellement de la sécurité civile (pompiers, police, protection civile) et de sa coordination en général mais aussi en cas d’incident (par exemple lié aux intempéries, au nucléaire, au terrorisme, etc.).
J’ai également la tutelle des CPAS, les fabriques d’églises, la détention d’armes ainsi qu’une partie de la tutelle des prisons et des institutions psychiatriques. L ’organisation des élections communales et provinciales m’est attribué également. J’exerce aussi une partie plus protocolaire en tant que Représentant du Roi (pour accueillir par exemple un Ministre étranger). Outre cette partie, on essaye de donner une dimension sociale humaine à notre rôle de Gouverneur en venant en aide aux concitoyens venus de l’étranger . Ça n’a l’air de rien mais outre les photos en costume-cravate, il y a beaucoup d’autres activités souvent plus méconnues.
Comment devient-on gouverneur ? Y a-t-il des conditions à remplir ?
Non, il n’y a rien de dicté, ni de précisé dans la loi. On se fonde davantage sur la tradition depuis que la Belgique existe. Il faut généralement une personne tolérante et démocrate. On prend des personnes dites « sages » (rires), qui ont une certaine expérience dans le milieu administratif ou politique. Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir comme mandat des missions dans les différents niveaux de pouvoir, ce qui m’a apporté pas mal de connaissances des institutions. Être de nature positivement extravertie est un plus car le relationnel avec tout type de personne est important.
À quoi ressemble une journée type en tant que gouverneur de province ?
Hormis les vacances, un Gouverneur est disponible 24h/24 notamment pour les cas de crise. Ma première tâche de la journée est de dispatcher le travail entre mes collaborateurs. Ensuite, j’ai souvent des réunions le matin et l’après-midi. Régulièrement, j’assiste à des réceptions en fin d’après-midi, parfois en soirée, weekend compris. Je participe beaucoup de fierté et de volonté aux diverses manifestations patriotiques, événementielles et autres. Une journée n’est pas l’autre.
Je suis entouré d’une équipe dynamique d’une dizaine de personne à laquelle s’ajoute environ 120 personnes qui travaillent en décentralisation à Liège ou dans la Province. Je peux donc recevoir des appels de toute part. J’apprécie mon travail de par cette variété dans mon emploi du temps.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre métier ?
C’est un métier très utile en termes de coordination de la sécurité de la Province. Le fait de travailler en petite équipe est très agréable, tout le monde apporte sa pierre à l’édifice en gardant à l’esprit le mieux-être de chacun. Cependant, le métier de Gouverneur est encore fort méconnu dans certains milieux plus ruraux, où l’on retient plus aisément l’image plus protocolaire qui ne correspond pas du tout à la réalité.

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