Ai-je encore une chance de trouver un job étudiant cet été ?

Quelle année étrange nous sommes en train de vivre ! Que ce soit sévèrement ou plus légèrement, nous avons tous été touchés d’une façon ou d’une autre par cette crise. Les jobistes, par exemple, n’ont pas été épargnés. Beaucoup d’entre eux ont perdu leur job durant le confinement, entrainant au passage des difficultés financières pour certains. À l’approche des vacances d’été, vous êtes donc nombreux à vous demander si vous allez pouvoir travailler cet été. Y a-t’il encore de la place ? Si oui, où ?
Moins d’offres que d’habitude
On ne va pas te mentir, il y aura moins d’offres que d’habitude, c’est certain. L’une des explications est que le secteur qui engage habituellement le plus d’étudiants est l’Horeca. Or, même s’il redémarre tout doucement, la priorité pour ce secteur est de pouvoir remettre au travail les travailleurs qui étaient au chômage et de ne pas en arriver à en licencier une partie. Forcément, les jobistes ne seront donc pas leur priorité cet été.
Y a-t-il encore de l’espoir pour cet été ?
Rassure-toi, il y a et il y aura encore des jobs disponibles. Mais pour espérer décrocher un job cet été, il ne faut plus trainer ! Si tu es un adepte du « last minute », on te conseille de ne pas miser dessus cette année. En effet, à partir du moment où la demande dépasse l’offre, il est assez logique qu’il soit important d’être en haut de la liste des postulants…Nous te parlions de l’Horeca plus haut, secteur dans lequel les chances seront beaucoup plus minces que d’habitude, mais il est loin d’être le seul à engager des étudiants !
Où chercher … ou pas ?
Premier conseil : il ne sert à rien de te fermer toi-même des portes. Tu avais pensé postuler spontanément à tel ou tel endroit, mais tu as bien peur que la crise anéantisse tes chances ? Postule quand même ! Tu n’as rien à perdre si ce n’est quelque minutes à préparer une candidature, et ce n’est jamais perdu, d’ailleurs ! Par exemple, si le timing n’est pas le bon, l’employeur pourrait garder ton CV sous le coude et te rappeler un peu plus tard.
Même s’il ne faut pas se fermer de porte, il est évident qu’il vaut mieux éviter de n’envoyer ton CV que dans le secteur Horeca. En temps normal, cela passerait certainement, mais cette année, il vaut mieux diversifier, car ce secteur se remet à peine de ses pertes.
Pour le secteur touristique, qui engage aussi beaucoup d’étudiants durant l’été, il est encore difficile de prévoir si les opportunités seront nombreuses ou non. En effet, il a également énormément souffert de la crise MAIS beaucoup de belges vont passer leurs vacances en Belgique et vont chercher à changer d’air et de paysages tout en restant dans leur pays. L’été est donc assez prometteur pour le secteur, penses-y ! 🙂
Par contre, en conséquence à la crise sanitaire, les sociétés de nettoyage sont fort sollicitées en ce moment et ont donc parfois besoin de plus de personnel que d’habitude. Il semblerait donc qu’il y ait des opportunités à saisir dans ce secteur cet été !
Du côté de la grande distribution et de l’alimentaire, il n’y a pas vraiment eu de repos ces derniers mois, bien au contraire ! Il a même parfois eu plus de jobistes engagés que d’ordinaire, cela reste donc un secteur intéressant pour postuler. Cependant, les jobistes qui ont été engagés les mois précédents vont pour la plupart continuer cet été, il est donc possible que selon les magasins, il n’y ait déjà plus de place pour de nouveaux jobistes.
Tu as déjà beaucoup travaillé en 2020 ? Tu ne dépasseras pas forcément ton quota de 475h !
On espère que tu le savais déjà car c’est important : les étudiants sont normalement soumis à un quota de 475h de travail par an, en-dessous duquel les cotisations sociales qui leur sont prélevées sont réduites (on prélève 2,71% de ton salaire au lieu de 13,07 %, ce n’est pas négligeable et c’est pour cela que l’on considère le job étudiant comme « avantageux » !). Si tu dépasses ce quota, ton contrat devient alors «ordinaire » et non plus «étudiant », tu gagneras moins d’argent et tu coûteras plus cher aux employeurs.
C’est donc pour cela que tu veilles à ne pas dépasser ton quota. Sache alors que dans le cadre de la crise, ce plafond a été gelé pour le 2e trimestre 2020 (=avril-mai-juin), parce de nombreux étudiants travaillaient plus que d’habitude pour aider les secteurs qui tournaient à plein régime, comme l’alimentaire et la grande distribution. L’idée était donc de ne pas les pénaliser, qu’ils n’en arrivent pas à dépasser leur plafond alors qu’en quelque sorte, ils aidaient la société. En clair, les heures que tu as prestées en avril, mai et juin n’ont pas été comptabilisées dans ton quota.
Donc, même si tu as déjà beaucoup travaillé depuis janvier, rassure-toi : puisque les heures prestées au 2e trimestre n’ont pas été comptées, ça en laisse plus pour la deuxième partie de l’année, été compris ! 🙂
Où trouver un coup de main pour postuler ?
Les centres Infor Jeunes ont rouvert leurs permanences, et tu peux notamment y recevoir de l’aide pour rédiger ton CV et ta lettre de motivation, voire même t’entraîner à un entretien d’embauche !
Si tu es un peu perdu face à la législation en matière de job étudiant, tu seras également au bon endroit pour recevoir des explications.
Et enfin, point non négligeable : les centres Infor Jeunes disposent souvent d’un petit listing de jobs étudiants disponibles dans leur région, ils sont à l’affût de ce genre d’infos pour pouvoir les relayer aux jeunes et les employeurs eux-mêmes informent parfois directement les centres lorsqu’ils ont un poste étudiant vacant !
Alors n’hésite plus : postule ! Et si tu as besoin d’un petit coup de main, découvre nos conseils sur notre site spécialement dédié au job étudiant. Via ce site, tu pourras également contacter le centre le plus proche de chez toi.

La « fast fashion », ce phénomène néfaste

Aujourd’hui, on achète 6 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans ! Finies les deux collections «printemps-été» et «automne hiver», certaines enseignes proposent jusqu’à 24 collections par an. Des nouveautés apparaissent dans les magasins chaque semaine, ce qui entraîne pour beaucoup d’entre nous une surconsommation. Un joli pull tendance à moins de 10 euros ? Un chouette t-shirt à 5 euros ? Parfois difficile d’y résister . Mais notre portefeuilles est-il le seul à en payer le prix ?
Le phénomène de surproduction et de surconsommation dans le secteur de la mode porte un nom : la « fast fashion » ou « mode rapide » et a malheureusement des conséquences importantes sur notre environnement.
L’impact écologique
Pour confectionner les vêtements, l’industrie textile utilise soit des fibres d’origine naturelle comme le coton, le lin…, soit des fibres artificielles, comme le polyester, un dérivé du pétrole. Pour exemple, la culture du coton est très polluante et requiert beaucoup de pesticides et pour produire un seul kilo, il faut 20 000 litres d’eau, soit à peu près 75 bains ! De plus, la production de ces matières engendre aussi une très grande émission de gaz à effet de serre, ce qui fait de l’industrie du textile une des plus polluantes au monde. Au-delà de ça, les vêtements continuent à polluer bien après leur fabrication : ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos penderies, beaucoup sont teints avec des substances nocives et leur lavage libère des microparticules de plastique polluantes qui finissent dans l’océan.
À l’heure actuelle, environ un tiers des vêtements usagés sont recyclés, donnés ou revendus, le reste est jeté ou incinéré…et continue à polluer : par exemple, le polyester met environ 200 ans à se dégrader . Brûlées, les fibres textiles émettent une nouvelle fois une grande quantité de gaz à effet de serre. Bien que de nombreux géants de la mode textile se sont engagés à diminuer drastiquement leur empreinte carbone d’ici 2050, le chemin est encore très long. Il est donc nécessaire pour les consommateurs que nous sommes d’envisager des alternatives.
Des solutions ?
Aujourd’hui, de plus en plus de fabricants optent pour la « slow fashion » : une mode plus étique, durable et écoresponsable. Le hic ? Ils ne peuvent malheureusement pas concurrencer les prix pratiqués par des enseignes de prêt à porter de masse, telles que Zara, H&M ou encore Primark, et – même si on peut privilégier la qualité à la quantité – ce n’est pas toujours compatible avec le budget d’un étudiant. Alors, que faire à notre échelle ?
Lire les étiquettes : différents labels peuvent te donner des indications sur la manière dont a été fabriqué le vêtement. Le label peut certifier l’usage de fibres biologiques, le respect des critères environnementaux, la limitation des substances toxiques, etc. – Se tourner vers la seconde main : depuis quelques années, les possibilités d’acheter en seconde main se sont multipliées : vide dressing, friperies, vente en ligne, vestiboutiques, etc. De quoi trouver des pépites et leur donner une deuxième vie !
Penser à la location : une robe ou un smoking pour une grande occasion ? Ce sont souvent des vêtements que l’on remet peu, voire pas du tout ; pourquoi ne pas se tourner vers des services de location de vêtements ?
Pratiquer l’upcycling : quand on n’a pas envie de se séparer d’un vêtement qu’on aime, un peu abimé ou démodé, le transformer peut lui donner une nouvelle vie : couper un vieux jean pour en faire un short, faire une chemise à partir d’une robe, etc. De nombreux tutoriels accessibles sont disponibles sur Internet.
Plus d’infos ?
Voici quelques sources intéressantes si tu souhaites en savoir plus :

Acheter en seconde main, pourquoi c’est bien ?

Acheter en seconde main, c’est se procurrer des objets qui ont déjà été achetés et/ou utilisés par quelqu’un avant d’être en notre possession. On peut tout trouver en seconde main : des vêtements mais aussi des meubles, des livres, de l’électroménager,… Mais pourquoi acheter « d’occasion » quand on peut acheter du neuf ? Quels sont les avantages de la seconde main ? Infor Jeunes fait le point pour toi !
C’est écologique
En achetant en seconde main, tu réutilises un vêtement, objet ou un appareil. Tu lui évites de devenir un déchet et donc de polluer la planète. Et plus un objet est utilisé longtemps, plus son empreinte écologique* diminue ! En effet, tu réduis la demande de production pour un produit neuf, ce qui permet une économie de ressources, c’est à-dire des matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de cet objet.
Chaque année en Belgique, 10 kilos de textile par habitant sont mis sur le marché. La mode est ainsi l’une des industries les plus polluantes de la planète. Chaque année, elle émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, soit environ 2% des émissions globales. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.
Au total, faire ses achats en seconde main peut éviter l’émission de 200 kg de CO2 par personne et par an.
C’est économique
La seconde main permet à de nombreuses personnes de pouvoir s’offrir des biens qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter neufs. De plus, les articles de seconde main sont souvent de bien meilleure qualité que du neuf à prix égal. Il existe d’ailleurs des labels de qualité, mis en place pour certains magasins d’économie sociale, pour certains articles comme Electro’REV pour les appareils électroménagers ou VéloCyclé pour les vélos de seconde main vendus dans les ateliers vélos. Ces labels assurent la qualité des biens vendus mais offrent également des garanties d’un ou deux ans. Aussi, vendre toi-même des choses que tu n’utilises plus te permets de gagner de l’argent tout en désencombrant ta maison !
C’est solidaire
Le fait de collecter, réparer et revendre des articles de seconde main crée de l’emploi, permettant au passage la formation et la réinsertion de personnes en difficulté. Les magasins d’économie sociale assurent la récupération et la revalorisation de divers produits. Les recettes ainsi faites permettent le financement de projets sociaux (ex : la formation de personnes peu qualifiées, les restaurants sociaux, etc.)
C’est tendance
Ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ? Grâce à la seconde main, tu peux trouver des vêtements et des objets qui redeviennent tendances ! Certains magasins d’économie sociale retapent même certains meubles pour les remettre au goût du jour . Cela donne des objets uniques que tu ne trouveras nulle part ailleurs.
Où acheter en seconde main ?
Tu peux trouver des articles de seconde main très facilement de nos jours :
Dans les magasins d’économie sociale (ex : les Petits Riens, Oxfam,…)
Dans les dépôts-vente, les brocantes, les videdressings, les marchés vintages,…
Sur internet : 2emain.be, eBay, Vinted,…
En bref, consommer des biens de seconde main fait de toi un CRACS (Citoyen Responsable, Actif, Critique et Solidaire). Alors, qui a dit que faire du shopping n’était pas une bonne action ?
Plus d’infos ?
*L’empreinte écologique est ce qui mesure la pression exercée par les êtres humains envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.Retrouve plus d’infos sur l’empreinte écologique sur le site www.wwf.panda.org

Élections 2019, un an après

Il y a un peu plus d’un an, comme près de 8 millions de citoyens belges, tu as été invité à te rendre aux urnes pour faire entendre ta voix et participer au triple scrutin dans le but d’élire tes futurs représentants aux niveaux régional, fédéral et européen. Si l’Europe et les Régions ont pu former leur exécutif, seul le gouvernement fédéral n’a pas réussi à composer une majorité pour gouverner notre pays ! Faisons le point ensemble sur cette situation à la belge cristallisée depuis de nombreux mois.
S’il nous revient de désigner les députés qui nous représenteront à la Chambre (pouvoir législatif), le gouvernement (pouvoir exécutif) est, lui, constitué par les partis politiques eux-mêmes. Cela signifie qu’après l’attribution du nombre de sièges en fonction des députés élus, le Roi désigne – après consultation de plusieurs personnalités politiques – un « formateur », qui a pour mission de négocier avec d’autres partenaires de manière à construire un nouveau gouvernement. De tradition, ce dernier devient alors le/la Premier(e) Ministre.
Malgré de nombreuses tentatives échouées ces derniers mois, la Belgique reste encore aujourd’hui immobilisée à cette étape de négociations. Et faute d’accord, c’est le gouvernement sortant qui reste en affaires courantes avec des compétences limitées, le temps de débloquer la situation.Mais la crise fédérale que nous connaissons remonte à plus loin encore ! En effet, le gouvernement sortant est devenu minoritaire depuis la démission des ministres N-VA, en décembre 2018, à la suite d’un désaccord politique de majorité. C’est donc une crise politique de presque 2 ans qui paralyse notre pays à plus d’un titre : vote du budget, position de la Belgique face à l’Europe, dossiers urgents, etc.
Dans ce contexte, et avec des compétences limitées aux affaires courantes, il est donc impossible pour ce gouvernement minoritaire de travailler de manière constructive sur les dossiers fédéraux comme la justice, la sécurité sociale ou encore la défense. Seule la crise liée au COVID 19 aura quelque peu apaisé les tensions face à l’urgence sanitaire en forçant 10 partis à trouver un accord temporaire pour sortir momentanément de l’impasse politique.
Pour ce faire, le gouvernement minoritaire s’est vu accorder des « pouvoirs spéciaux ». Concrètement, avec le soutien de 7 autres partis politiques, le gouvernement fédéral sortant peut, depuis le 26 mars dernier, prendre toutes les mesures nécessaires afin de lutter contre la propagation du Coronavirus et de veiller à la protection des citoyens et des secteurs d’activités. Ces pouvoirs spéciaux sont accordés pour une durée minimale de 3 mois et au maximum pour 6 mois.
Mais qu’adviendra-t-il à la sortie de la crise sanitaire ?
Les résultats des urnes du 26 mai 2019 sont éloquents : un parti écologiste avec 7 sièges de plus suite à la « vague verte » en réponse aux marches pour le climat et une progression marquée des partis qualifiés « d’extrêmes » tels que le PTB et le Vlaams Belang qui voient leur nombre de sièges respectif augmenter de manière importante. Ces résultats leur offrent d’ailleurs un rôle prédominant dans les négociations.
Aujourd’hui, deux issues sont envisageables pour sortir de cette crise politique : la mise en place d’un gouvernement sur base des résultats du dernier scrutin ou la convocation de nouvelles élections.Dans le premier cas, cela signifie que plusieurs partis réussissent (enfin) à trouver un accord afin de réunir le nombre de sièges suffisant pour être majoritaires lors des prises de décisions et forment donc un gouvernement dit de « plein exercice » (pas de limite dans la prise de décisions). L’actualité des prochains jours nous donnera la tendance des derniers pourparlers entre les différents partis.
Dans le second, les négociations ne parviennent pas à aboutir et l’obligation d’un retour aux urnes pour les citoyens semble inévitable. Et si cette seconde issue n’était pas une fiction ?
Tu as besoin d’une piqûre de rappel sur le fonctionnement de la Belgique et de ses élections ? Cet autre article est là pour ça ! 🙂

Décryptage du système institutionnel belge

Avec la news « Elections 2019, un an après », nous tentions de faire le point sur l’actualité politique belge en te résumant l’année écoulée. Mais as-tu réellement compris quels sont et comment fonctionnent les différents niveaux de pouvoir belges ? Sais-tu pourquoi et pour qui tu dois voter ? À nouveau, Infor Jeunes tente de t’éclairer et dresse le portrait du système politique belge parfois difficile à appréhender.
Peut-être ne sais-tu pas qu’à l’origine, la Belgique appartenait aux Pays-Bas et que c’est en 1830 qu’elle obtient son indépendance ? Il est alors décidé que notre pays sera une monarchie constitutionnelle ; c’est-à-dire un système politique ou le pouvoir est symbolisé par une seule personne appelée « monarque » (le plus souvent un roi ou une reine) et qu’il devra suivre les règles d’un texte fondateur qui définit les droits et les libertés des citoyens belges : la Constitution 🙂
Pour appliquer cette constitution, deux types de pouvoir sont à distinguer en Belgique : le législatif et l’exécutif. Le premier édite les lois, décrets, ordonnances… et est exercé par les différentes assemblées parlementaires (avec les députés) tandis que le second a pour objectif de faire appliquer ces lois, décrets… Il est, lui, exercé par le Roi et/ou les ministres qui forment les gouvernements (régional, fédéral et européen).
Les niveaux de pouvoirs
En Belgique, 5 niveaux de pouvoir coexistent : le pouvoir communal, provincial, régional, communautaire et fédéral. Faisons un zoom sur le niveau fédéral qui nous occupe aujourd’hui.
Le niveau fédéral gère tout ce qui concerne le pays dans son ensemble : la justice, les affaires étrangères, la sécurité sociale, les affaires intérieures, la police fédérale, la défense nationale… Contrairement aux autres niveaux de pouvoir, le fédéral gère l’intérêt général de tous les belges, sans distinction linguistique, culturelle ou territoriale.
Les partis politiques belges
Les partis sont des associations regroupant des personnes qui ont pour objectif de participer à la gestion d’un ou plusieurs niveaux de pouvoir politique du pays. Chez nous, il existe un grand nombre de partis politique : N-VA, PS, Vlaams belang, MR, Ecolo, PTB, CD&V, Open Vld, SPA, Groen, CDH, Défi, etc.
Les partis se différencient par leurs opinions et les idées qu’’ils présentent pour gérer la vie publique. Ces dernières se rattachent le plus souvent, dans notre pays, à une conception idéologique, philosophique ou religieuse de la vie en société.
Le droit de vote et le suffrage universel
En Belgique, le vote est obligatoire et secret. En effet, chaque citoyen a le devoir de prendre part à la vie politique de son pays, sa région, sa communauté ou sa ville. Utiliser ton droit de vote est donc une façon d’exercer ta citoyenneté pour élire les personnes dont les valeurs et les idées te ressemblent.
Depuis 1919, notre pays applique le système du suffrage universel. Cela signifie que chaque électeur (citoyen belge) dispose d’une voix. Il faudra néanmoins attendre 1948 pour que les femmes obtiennent également le droit de vote.
La formation d’un gouvernement
Lorsque les résultats des élections sont connus, soit un seul parti politique obtient 51% des votes et peut gouverner seul, soit les partis vont se rencontrer pour voir avec qui ils peuvent élaborer un programme commun (pacte de majorité). Ce pacte sera ensuite retranscrit sous la forme d’une Déclaration de politique générale qui va reprendre les grands axes et projets à mettre en œuvre au cours de la législature.
Les coalitions se forment donc en fonction des sensibilités mais aussi des priorités données par chaque parti dans leur programme électoral. En principe, c’est le parti qui a obtenu le plus de votes en sa faveur qui prend contact avec les autres partis pour constituer une majorité, à l’exception des élections fédérales où le Roi désigne un formateur. Il peut cependant arriver que le parti perde la main si une coalition s’est déjà formée sans lui, à l’annonce des résultats. Ces alliances politiques ont pour conséquences qu’en Belgique, ce n’est pas forcément le parti qui a obtenu le plus de voix qui sera au pouvoir et qu’il est parfois difficile pour les partis de parvenir à un accord.
Tu te poses encore des questions sur notre système politique ou sur la manière de voter ? Consulte sans attendre notre brochure « Je vote : mode d’emploi » et deviens incollable sur le sujet !

Envie d’être … zoothérapeute

Découvre l’interview de Xavière, 26 ans et zoothérapeute.
En quoi consiste ta profession ?
La zoothérapie est l’intervention d’un professionnel de l’aide à la personne (psychologue, assistant social, éducateur, logopède, etc.), à travers la relation avec l’animal. Plus précisément, elle est une activité à visée thérapeutique ou psychosociale qui utilise le média relationnel de l’animal et l’attrait que celui-ci exerce sur la personne. Par-là, il va stimuler, enclencher une réaction chez la personne dans un contexte sécurisant de non-jugement installé par la présence de l’animal.
Le public visé est très large : personnes âgées (avec démence ou non), personnes avec troubles autistiques, personnes placées en institution éducative ou thérapeutique, personnes porteuses d’un handicap, enfants, adultes, …
Les objectifs sont l’ouverture à l’autre, la collaboration et le partage, la confiance en soi et en ses capacités, la communication, la détente et le lâcher prise, l’expression d’un choix, d’une envie ou préférence, etc.
Comment es-tu devenue zoothérapeute ?
Je suis assistante sociale de formation. Très vite, j’ai voulu être plus dans le contact, dans le travail psychosocial. J’ai découvert la zoothérapie par hasard, au cours d’un questionnement sur mon avenir professionnel. Appréciant le contact avec les animaux et convaincue de leurs bienfaits, je me suis formée auprès d’une ASBL pratiquant la zoothérapie depuis 7 ans. Je suis actuellement bénévole professionnelle pour ce centre de zoothérapie et j’ai le projet de développer ma propre activité.
Quels sont les aspects positifs et négatifs du métier ?
Le plus gros point négatif est que ce métier n’est pas reconnu. Tout le monde peut s’improviser zoothérapeute du jour au lendemain. Mais une formation de l’humain ET de l’animal est indispensable ! D’un côté, pour assurer le bien-être de l’animal en séance et de l’autre, pour dispenser aux personnes un suivi professionnel et adapté.D’autres difficultés peuvent être les attentes des services parfois élevées (la zoothérapie peut paraitre miraculeuse), le coût des modules de zoothérapie pouvant paraître conséquent pour les services, …
Cependant, c’est un travail passionnant, enrichissant et diversifié. Le contact humain, voir l’évolution des bénéficiaires, la diversité des services dans lesquels on intervient, le contact, l’éducation et le soin des animaux en font un métier riche !
Quelle est ta journée type ?
La journée est rythmée par les soins aux animaux, à faire tous les jours ou semaines. L ’objectif est de répondre à tous les besoins de l’animal pour s’assurer de son bien-être et de sa bonne santé pour les séances. Concernant le déroulement d’une intervention, il y a d’abord la préparation du module, un entretien préalable avec la famille ou le service, l’intervention en elle-même (généralement 10 séances) et efin l’évaluation.
Les séances durent généralement entre 1h et 2h, le débriefing des séances de groupe avec l’équipe du service en question dure entre 0h30 et 1h, en fonction du nombre de participants. Nous devons tenir compte de la fatigue que ce travail génère chez l’animal et nous ne pouvons donc pas enchainer les séances au cours de la journée.
Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune qui souhaite devenir zoothérapeute ?
Le zoothérapeute est un professionnel de l’humain avant tout. La zoothérapie est complémentaire à un métier, c’est une manière de travailler. Ainsi, réfléchissez à votre projet professionnel et, si la zoothérapie peut l’enrichir, ce ne sera que positif.
Plus d’infos ?
Pour plus d’informations sur ce métier, ou sur d’autres ayant un lien avec celui-ci, n’hésite pas à consulter les fiches métier du SIEP !

Le sommeil des jeunes

C’est une évidence : nous ne pouvons pas vivre sans dormir. Le sommeil est vital à notre cerveau et à notre organisme. Pourtant, les jeunes manquent de plus en plus de sommeil. Quelles en sont les raisons et les conséquences ? Infor Jeunes s’est renseigné pour toi auprès de Manon Blanpain, somnologue professionnelle !
Jeunes et manque de sommeil : qu’en est-il ?
À l’adolescence, on rencontre souvent des cas qui présentent des décalages de phases, c’est-à-dire un avancement ou un retard de la phase de sommeil. Sur une journée de 24h, nous sommes prévus pour dormir durant une phase dont la moyenne est de 8h. Souvent, nous avons un pic de sommeil qui survient entre 21h et 23h. Chez les ados, cette phase est fréquemment reculée. Cela signifie qu’ils vont se coucher plus tard que ce pic et se réveillent ainsi plus tard.
Au-delà de 20 ans, chez les adutes, les probèmes de sommeil sont plus souvent liés à l’anxiété, à la polymédicaction, à la douleur, etc., ce qui est moins fréquent chez l’enfant.
Quelles en sont les causes ?
Quoique l’on puisse en dire, les écrans et particulièrement les smartphones ont un impact sur le sommeil. Les jeunes sont nettement plus influencés par ce phénomène qu’une génération au-dessus. Une fois au lit, les jeunes ont tendance à rester sur leurs téléphones et il est prouvé que la lumière de ces écrans empêche la production de mélatonine, l’hormone du sommeil qui se manifeste habituellement tous les jours à la même heure. Une fois que nous sommes exposés à la lumière, notre cerveau l’interprète comme s’il faisait jour et il retarde ainsi la montée de mélatonine, reculant de cette manière la phase de sommeil.
Le manque de sommeil, c’est risqué ?
Clairement, chez les ados, le risque à très court terme c’est les troubles de l’attention. Ceux-ci peuvent découler sur énormément de conséquences comme l’échec et le décrochage scolaire, par exemple. Le manque de sommeil altère également la gestion des émotions, déjà fortement fragilisée par l’âge adolescent mais aussi la gestion pondérale : si on dort peu ou trop, on élimine moins. Tous les excès nuisent.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes ?
Premièrement, je m’adresserais davantage aux parents car ils ont un grand rôle à jouer dans le sommeil de leurs enfants. Effectivement, c’est primordial d’éduquer au sommeil dès le plus jeune âge. Le sommeil doit être un apprentissage au même titre qu’apprendre à un enfant à se brosser correctement les dents. Il faut conscientiser l’enfant au fait qu’il a besoin de dormir correctement et de le rendre responsable de son sommeil.
De manière générale, je dirais qu’il est essentiel d’avoir des heures régulières de sommeil, d’aller au lit toujours plus ou moins à la même heure et d’avoir des rituels de sommeil installés dès l’enfance. Ces routines permettent d’avoir un rythme et le rythme est extrêmement important pour le sommeil car le cerveau en a besoin.
Il est également important de prendre conscience que la société véhicule une image de « super-efficience » : tout doit être fait, bien et rapidement et dormir moins permet de faire d’autant plus de choses. Et pourtant, il ne faut pas négliger son sommeil car il est essentiel à notre bonne santé physique et mentale et qu’il peut impacter les autres fonctions du corps humain.
Plus d’infos ?
Voici deux sources intéressantes pour se renseigner au sujet du sommeil :

Envie d’être … technicien cycle

Découvre l’interview de Jérémi, 25 ans et technicien cycle.
En quoi consiste ta profession ?
Je suis technicien cycle, ce qui consiste à effectuer des réparations, des entretiens et des modifications sur des vélos en tout genre. Mon quotidien est aussi dédié aux nombreuses questions techniques des clients, auxquelles je réponds au mieux.
Quelles formations as-tu suivi ?
J’avais déjà pensé à travailler dans le vélo mais mes proches pensaient que ce serait une passion de passage et les vendeurs m’ont bien découragé. Du coup, je n’ai pas fait mes études dans ce domaine. Après avoir galéré dans le secondaire, je suis sorti de rhéto en technique de transition biotechnique avant de reprendre la sylviculture. Durant ce temps, j’ai travaillé trois ans comme étudiant cycle et atelier au sein d’une grande chaine de magasins sportifs. Au terme de ma 7e grimpeur élagueur, un poste m’a été proposé à la maison des cyclistes de Namur où j’ai travaillé deux ans. Aujourd’hui, j’ai un CDI comme technicien cycle chez Décathlon depuis trois ans. J’ai appris essentiellement par passion en bidouillant sur mes vélos et ceux de potes ainsi qu’avec quelques petites formations en interne (montage de roues, entretien suspensions, vélos électriques, etc.).
Quelles sont tes tâches au quotidien ?
Recevoir le client pour des questions et devis sur le vélo. Effectuer les montages et réparations. Veiller au stock de pièces et faire les commandes pour les entretiens. Assurer de bons délais. Écouter le client, comprendre sa demande, cerner ses envies et lui conseiller le bon article adapté. Je suis aussi chargé de tester et contrôler les réparations réalisées sur les différents vélos qui nous sont donnés à réparer.
Quels sont les points positifs du métier ?
Le travail d’équipe est génial car l’ambiance est super . De plus, il s’agit de ma passion donc cela représente un vrai plaisir de travailler sur quelque-chose de concret et parfois sur de la belle mécanique. Le fait que mon métier se range dans la catégorie
Quels sont les points négatifs ?
Les clients désagréables, qui vous rabaissent et qui sont persuadés d’avoir raison alors qu’il n’y connaissent rien font partie du top des mauvais moments. Le fait de travailler le samedi et que l’horaire est variable est parfois pénible quand on veut prévoir une activité sociale. Et enfin, c’est les femmes sont rares dans ce métier, cela limite donc les interactions et renforce l’impression que les métiers mécaniques restent l’apanage des hommes.
Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui voudrait s’engager dans le métier ?
C’est ta passion ? Alors fonce ! C’est un métier en plein essor grâce au vélo électrique, la mobilité plus verte et la technologie très poussée des dernières années. De plus, il existe des formations via l’IFAPME.
Plus d’infos sur la formation IFAPME dont parle Jérémi : https://www.ifapme.be/formations/apprentissage/mecanicien-de-cycles

Mes vacances et évènements annulés: quels sont mes droits ?

Pour assurer la santé de tous en cette période de crise sanitaire due au coronavirus, les autorités belges et étrangères ont adopté des mesures strictes entraînant l’annulation des vacances que tu avais programmées et des évènements auxquels tu comptais assister . Infor Jeunes fait le point sur tes droits !
Voyage à l’étranger
Depuis le 18 mars dernier, les voyages qui ne sont pas jugés essentiels (par exemple : pour le loisir ou à des fins d’études) sont interdits. Suite à ces restrictions, de nombreuses compagnies aériennes annulent leurs vols.
Grâce au droit européen des passagers aériens, tu es protégé de ces annulations. Tu as le droit soit au remboursement du prix du billet, soit à un billet pour un autre vol sous forme de « voucher », un bon d’un montant égal au vol annulé valable pendant une certaine durée (souvent un an). De manière générale, il semble que les compagnies privilégient d’abord la deuxième option. Pour accepter ou contester la proposition, consulte régulièrement ta boîte mail et remplis les formalités demandées.
Puisque le virus représente un cas de force majeure, indépendant de la volonté de la compagnie, tu ne peux pas prétendre à une indemnité supplémentaire.
Un conseil, ne réalise aucune démarche avant que ton vol ne soit officiellement annulé par la compagnie, au risque de ne pas pouvoir être protégé !
Si tu ne veux pas attendre l’annulation du vol par la compagnie et que tu disposes d’une assurance complémentaire, consulte les conditions générales de ton contrat pour savoir si elle peut t’indemniser. Cependant, il faut que tu saches que la majorité d’entre elles ne couvre pas l’annulation d’un vol en raison d’une épidémie.
En ce qui concerne la réservation d’un hôtel, d’une activité ou d’une voiture à l’étranger, tu ne disposes malheureusement pas des mêmes droits. Rien n’oblige le prestataire à te rembourser ou à t’offrir un bon, sauf si c’est inscrit dans le contrat que tu as conclu avec ce dernier. Cependant, n’hésite pas à le contacter pour lui demander un geste commercial.
Si tu as réservé un voyage organisé/à forfait (par exemple : vol et hôtel) auprès d’une organisation de voyage, telle qu’un tour-opérateur ou une agence de voyage, adresse-toi directement à elle. Comme pour les vols annulés, l’organisation doit soit te rembourser intégralement, soit te fournir un voucher d’un montant équivalent au prix du voyage, valable pendant au minimum un an. Aucun frais supplémentaire ne peut t’être réclamé pour la délivrance du bon. Si tu ne l’utilises pas après un an, l’organisation doit te rembourser intégralement dans les 6 mois après ta demande.
Évènement
Tu as sans doute entendu que tous les rassemblements de masse (par exemple : festivals, spectacles) sont interdits jusqu’au 31 août. Dans ce cas, l’organisateur d’un évènement a l’obligation de te rembourser ton billet ou de le reprogrammer à une autre date au même endroit ou a proximité, dans un délai de deux ans qui suit la date initialement prévue et sans pouvoir te réclamer de frais supplémentaires.
L’organisateur te fournit alors un bon d’échange d’une valeur égale au billet, que tu utilises à nouveau pour acheter ta place. L’organisateur te tient informé de sa décision par mail.
Si la nouvelle date proposée ne te convient pas, tu peux obtenir le remboursement pour autant que tu en apportes la preuve (par exemple : un billet d’avion qui prouve que tu es à l’étranger).
Plus d’infos ?
Retrouve plus d’infos sur le site du SPF Économie :

Logement étudiant : le jeune ne connait pas assez ses droits et devoirs et en paie souvent le prix !

Le constat ne date pas d’hier chez Infor Jeunes mais ne fait que se confirmer : tant que tout va bien, le jeune ne se renseigne guère sur ses droits et devoirs en termes de logement. Et quand il le fait, c’est généralement parce qu’un conflit pointe le bout de son nez mais il est alors souvent déjà trop tard …
La preuve du statut étudiant    
Voici un exemple de méconnaissance de la législation qui n’aurait peut-être pas eu d’incidence en temps normal mais qui pose un gros problème dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons. En effet, il y a quelques semaines, de nombreux étudiants wallons impactés financièrement par la crise ont introduit une demande de rupture de contrat anticipée auprès de leur propriétaire, suite aux mesures prises par les autorités en matière de logement dans le cadre de la crise. Cette mesure leur permettait d’éviter de payer leur logement en juillet et août, pour peu qu’ils s’y soient pris à temps, ce qui n’est pas négligeable pour un étudiant ou un ménage en difficulté.
Si certains propriétaires acceptent cette résiliation anticipée sans rechigner, en sachant qu’elle a pour but de permettre à des étudiants ou familles en difficulté de sortir la tête de l’eau en cette période de crise, d’autres ne l’entendent pas de cette oreille et font tout pour contourner cette mesure. L’un des arguments avancés : « Il ne s’agit pas d’un contrat de bail étudiant, la mesure n’a donc pas lieu d’être appliquée. ».
Comment en arrive-t-on là ? Pour comprendre, il faut savoir que pour que son contrat de bail soit légalement considéré comme « étudiant » et non « classique », le jeune doit apporter la preuve de son statut d’étudiant à son propriétaire endéans un certain délai après la signature du bail. Dans la pratique, il peut arriver que cela n’ait pas été fait mais que le propriétaire considère bel et bien le contrat de bail comme « étudiant ». Pour certains, cet accord tacite a pris fin lorsqu’ils y ont vu un moyen de faire invalider la demande de résiliation de bail anticipée, qui rappelons-le, ne concerne que les baux étudiants.
La reconduction automatique du bail
Le bail étudiant est rempli de particularités qui lui sont propres. L’une d’entre elles, souvent méconnue et pourtant cruciale, est la reconduction automatique du bail.
Malgré que chaque contrat de bail étudiant ait une durée bien définie (un an ou moins), cela ne signifie pas qu’il se termine automatiquement après cette période. En effet, dans le cas où ni le locataire ni le propriétaire ne notifie à l’autre sa volonté de rompre le bail, il sera reconduit automatiquement !
Si l’étudiant a signé un contrat d’un an, il sera automatiquement renouvelé aux mêmes conditions et pour la même durée. S’il avait signé un contrat d’une durée inférieure à un an, il sera automatiquement renouvelé aux mêmes conditions mais pour une durée d’un an à partir de la date d’entrée du bail initial.
Pour éviter cette reconduction automatique, l’étudiant doit avertir son propriétaire de son désir de ne pas laisser le contrat se poursuivre, et ce par lettre recommandée au plus tard un mois avant « l’échéance » du contrat. Les baux ayant généralement pour échéance le 30 juin ou le 31 août, il est (grand) temps d’y penser !
S’informer, le meilleur moyen d’éviter les ennuis !
Les deux situations expliquées ci-dessus prouvent l’importance de bien se renseigner sur ses droits et devoirs AVANT d’avoir des problèmes, sans quoi il est souvent déjà trop tard.
C’est précisément pour aider les étudiants dans ce sens qu’Infor Jeunes a édité la brochure « Kot & Coloc’ ».
Disponible en ligne et dans les centres Infor Jeunes, cette brochure a pour principale mission d’informer les jeunes sur la législation du bail étudiant afin qu’ils connaissent leurs droits face à leur propriétaire (qui s’en octroie parfois lui-même en toute illégalité !), ainsi que leurs devoirs vis-à-vis du bien qu’ils louent durant leurs études. 
À côté de cet aspect légal, l’aspect pratique n’est pas oublié : Quel type de logement étudiant choisir selon ses besoins, sa personnalité ? Où et comment chercher un logement ? À quoi faire attention lors des visites ? Existe-t-il des aides financières  pour se loger en tant qu’étudiant ?
Cette brochure se veut être un guide qui accompagnera l’étudiant dès sa recherche d’un logement et jusqu’à l’échéance de son contrat.

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