Inscription et finançabilité : adaptations pour l’année académique prochaine

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles et l’enseignement supérieur n’y échappe pas. Un arrêté du Gouvernement de la Communauté française vient d’apporter quelques adaptations pour la prochaine rentrée académique. Cela pourrait te concerner !
L’organisation de l’année académique 2020-2021 dans l’enseignement supérieur de plein exercice (universités, hautes écoles et écoles supérieures des arts) connait quelques adaptations importantes, concernant :
L’inscription et le paiement des frais d’inscription
La finançabilité
Inscription et paiement des frais d’inscription
Vu les circonstances de cette fin d’année académique 2019-2020, il est possible que certaines évaluations soient reportées. Et en principe, en cas de report des évaluations pour cas de force majeure, la date limite d’inscription est reportée au 30 novembre.
Étant donné qu’il est possible que la délibération de l’année académique 2019-2020 ait lieu après le 30 novembre, les étudiants concernés par cette délibération tardive auront jusqu’au 15 février 2021 pour s’inscrire à l’année académique 2020-2021.
La date limite pour le paiement des frais d’inscription est dès lors également soumise à ce prolongement jusqu’au 15 février.
Finançabilité
Quels que soient les résultats d’un étudiants « en fin de cycle », cet étudiant sera réputé finançable pour l’année académique prochaine (2020-2021).
Par étudiant en fin de cycle, on entend l’étudiant inscrit en dernière année d’un/une :
Bachelier de type court (3 ans) ;
Master ;
Bachelier de spécialisation ;
Master de spécialisation ;
Agrégation.
L’objectif de cette mesure (qui ne sera d’application QUE pour l’année 2020-2021) est d’éviter que ces étudiants deviennent non-finançables alors qu’ils étaient sur le point de réussir leurs études, en sachant que cette fin d’année académique a été particulièrement problématique (cours à distance entraînant beaucoup de cas de décrochage, session d’examens jugée très stressante voire même plus difficile, etc.).
Attention, les autres étudiants (par exemple : en deuxième année de bachelier) ne peuvent malheureusement pas bénéficier de cette souplesse.
Tu ne comprends pas ce qu’on entend par « finançabilité » ? Tu sauras tout par ici ! : -)
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Tu as d’autres questions concernant les études supérieures ?Elles trouveront peut-être réponse dans notre FAQ !
Et si ce n’est pas le cas, n’hésite pas à nous contacter !

Et pourquoi pas du volontariat cet été ?

Tu as du mal à trouver un job pour cet été ? Au-delà de l’aspect financier, tu voulais aussi bosser pour t’occuper et te sentir utile ? Pourquoi ne pas en profiter pour tenter l’expérience du volontariat ?
Quand on parle de volontariat, on pense souvent aux chantiers de volontariat à l’étranger, puisque c’est un excellent moyen d’allier mobilité internationale et aide à la communauté. Pour cette année par contre, l’étranger, ça va être compliqué… C’est donc l’occasion d’apporter ton aide à une association dans ton propre pays ! 🙂 Des chantiers/projets de volontariat en Belgique, c’est justement ce que proposent JAVVA et les Compagnons Bâtisseurs cet été !
JAVVA
Les chantiers proposés par JAVVA
Chantier de rénovation de l’école Enfance de l’Art, du 11 au 18 juillet à Templeuve ;
Chantier Nomade, du 26 juillet au 11 aout, 1 semaine en Flandre et 1 semaine en Wallonie ;
Chantier de rénovation d’un habitat groupé à Ham-sur-Sambre, du 19 au 26 août.
Les volontaires s’impliquent quelques heures par jour pendant une semaine ou deux dans des actions concrètes au bénéfice de l’environnement, des communautés locales et du patrimoine et en échange ils seront nourris, logés et choyés.
Cette année, il n’y aura pas de volontaires internationaux sur les chantiers JAVVA, mais les groupes seront constitués des différentes communautés linguistiques du pays ou encore de personnes en demande de protection internationale venant des 4 coins du monde.
Retrouve toutes les infos ici !
Conditions de participation
Être âgé d’au moins 18 ans
Participer à la formation sur l’interculturalité du 8 juillet
Coût
Les frais de participation à ce chantier s’élèvent à 85€ de frais de participation pour le chantier (20€ de cotisation annuelle + 10€ pour le fonds de solidarité + 55€ d’inscription)
Contact
hosting@javva.org
Les Compagnons Bâtisseurs
Que ce soit pour un week-end ou une à trois semaines, les Compagnons Bâtisseurs te proposent des chantiers/projets de volontariat à travers la Belgique.
Par exemple :
Rénovations au gîte Kaleo de Han-sur-Lesse ;
Construction de cabanes au domaine de Chevetogne (ados) ;
Construction d’un ponton + rénovation d’un lavoir pour le GRIMM ;

Retrouve toutes les informations ici !
La plafeforme francophone du volontariat
N’hésite pas à jeter un œil sur la plateforme francophone du volontariat, qui recense dans son onglet « Petites annonces » un tas de propositions de travail volontaire à travers la Belgique francophone.
Si tu as peur de t’ennuyer cet été, voilà donc de chouettes idées pour t’occuper de façon à te sentir utile à la société. Alors, tu t’inscris quand ?! 🙂

Les différents régimes alimentaires

Ces dernières années, une panoplie complète de nouveaux types de régimes alimentaires est apparue dans notre société, souvent critiquée pour ses habitudes de consommation abusives et irrespectueuses de l’environnement, du bien-être animal ou encore de notre propre santé. Végétarien, végan ou encore paléolithique, autant de termes que tu as peut-être déjà entendus, sans forcément savoir ce qui se cachait derrière. On fait le point pour toi !
Il est toujours intéressant d’avoir quelques connaissances de base sur les différents régimes alimentaires, que ce soit pour mieux comprendre les habitudes alimentaires de certains de tes amis ou pour adapter les tiennes, si tu en ressens le besoin.
Les régimes les plus répandus actuellement :
À ces deux listes, non exhaustives, pourraient s’ajouter les nombreux régimes «minceur», comme la chrononutrition, le régime Atkins, le régime dissocié, le régime citron, ou encore les différents types de jeûnes, etc.
Vegan, plus qu’un simple régime alimentaire
Si vegan et végétalien sont souvent confondus, ces deux termes comportent cependant quelques nuances. Ils font référence au même régime alimentaire, mais les personnes vegan excluent également les produits d’origine animale dans leur mode de vie : elles adaptent leurs vêtements, leurs meubles et leurs produits de soins à ce choix de consommation.
Ta santé avant tout
Un régime alimentaire mal suivi peut rapidement entraîner certaines carences, voire même des problèmes de santé plus graves. Si par convictions, par besoin, ou par désir de maigrir, tu souhaites changer de mode de consommation alimentaire, parles-en d’abord avec ton médecin généraliste, qui t’accompagnera afin d’éviter tout problème de santé.
Plus d’infos ?
Comme nous te le disions plus haut, les régimes alimentaires ne sont pas à prendre à la légère, si tu souhaites approfondir le sujet, nous te conseillons d’en parler avec un nutritionniste, par exemple, ou encore ton médecin généraliste.

Cannabis récréatif et thérapeutique : quelle est la différence ?

Tu as souvent entendu parler de cannabis thérapeutique (ou médical) et tu te demandes ce qui le distingue du cannabis récréatif ? Tu penses (à tort) que le cannabis est légalisé ? Tu souhaites avoir une vue claire de ce qu’il est permis de consommer ou non, ou bien tu aimerais simplement en apprendre plus ? Infor Jeunes t’explique tout !
Ce que dit la loi
Garde bien en tête qu’en Belgique, la loi t’interdit de détenir, consommer, acheter, vendre ou cultiver du cannabis. S’il est considéré comme une drogue illégale, c’est parce que ses effets psychotropes (qui ont un effet sur le mental) sont potentiellement dangereux. Tu dois savoir que sa consommation entraîne des changements comportementaux et/ou psychologiques qui altèrent le jugement : légèreté d’esprit, modification des perceptions sensorielles et spatio-temporelles, impression de planer, inhibition, mais aussi une diminution de la concentration et une altération de la mémoire à court terme, une augmentation du temps de réaction, etc.
Les effets du cannabis varient en fonction de l’âge, de la santé, de la condition physique et de la personnalité du consommateur . Pour les consommateurs réguliers, on observe une dépendance et des symptômes de sevrage.
Cannabis récréatif
Le cannabis récréatif est celui qui est consommé en guise de divertissement, pour le plaisir . Il contient généralement une quantité importante d’une substance responsable des effets psychotropes : le THC. Les scientifiques s’accordent d’ailleurs à dire que plus la teneur en THC est forte, plus la tolérance au cannabis est rapide. Cela signifie qu’il va falloir augmenter de plus en plus les doses pour obtenir un même effet.
Cannabis thérapeutique
Le cannabis possède aussi une composante appelée le CBD, qui n’entraîne pas d’effets psychotropes ni de dépendance, contrairement au THC. Le CBD est même reconnu comme ayant des qualités médicales, qui permettent de soulager les personnes souffrant d’anxiété, de dépression, de maladies ou de douleurs chroniques.
Actuellement, les produits à base de CBD sont autorisés pour autant que leur taux de THC soit inférieur à 0,2%. En Belgique, de nombreux magasins proposent cette substance depuis 2018.
Et si tu consommes ?
En cas de contrôle, les conséquences seront différentes si tu as plus ou moins de 18 ans. Si tu es mineur, la police transmettra un procès-verbal au juge de la jeunesse qui peut décider de t’imposer une mesure (par exemple : suivre une formation). Si tu es majeur, tu risques une amende (entre 120 et 800 €) ou une peine d’emprisonnement (de 8 jours à 1 mois). Il y a cependant des chances que tu ne sois pas poursuivi si tu es majeur, que tu consommes pour ton usage personnel (c’est-à-dire que tu ne détiens pas plus de 3 grammes, ni une plante cultivée) et qu’aucune circonstance aggravante (par exemple : la détention en présence de mineur) ou nuisance publique (par exemple : fumer dans un lieu public) ne peut t’être reprochée. Dans tous les cas, le procès-verbal dressé par la police sera conservé dans leur base de données.
Attention, le CBD ressemble à du cannabis ordinaire, ce qui fait que si tu es contrôlé et que tu en as sur toi, la police ne pourra pas faire la différence. Les conséquences risquent donc d’être les mêmes.
Plus d’infos ?
Tu aimerais aborder le sujet avec des professionnels, que ce soit pour en savoir plus ou pour discuter de ta consommation si tu en éprouves le besoin ? N’hésite pas à contacter Infor Drogues !

Où s’évader cet été ?

En temps normal déjà, les jeunes ont de plus en plus la bougeotte. Alors après des mois de confinement et à l’approche des vacances, vous avez plus envie que jamais de changer d’air ! Le premier hic, c’est que les belges ne peuvent pas encore voyager partout. Où peut-on aller ? On fait le point !
Et ton propre pays, tu y as pensé ?
Avant de viser les pays étrangers, as-tu considéré un instant ne pas dépasser les frontières et passer volontairement tes vacances en Belgique ? Et si c’était l’occasion de visiter davantage ton propre pays, de découvrir des magnifiques paysages que tu ne soupçonnais même pas ? D’en prendre plein la vue à maximum 3h de chez toi (et oui, on a vite fait de traverser la Belgique !) ?
En plus de découvrir davantage ton propre pays, tu pourrais l’aider à relancer son économie, qui a bien trinqué ces derniers mois.
Voici quelques idées de régions touristiques et dépaysantes en Belgique :
La région Dinantaise : tu connais peut-être la descente de la Lesse ? Alors tu sais déjà que le cadre est superbe ! Et il y a d’ailleurs d’autres belles choses à voir dans le coin, des tas de promenades balisées, de quoi passer quelques jours entouré de nature, dans un camping ou dans un gîte.
L’Ardenne (et oui, « LES Ardennes », ça désigne plutôt les Ardennes françaises ;-)) : si tu habites dans une grande ville et que les seuls coins verts que tu croises sont de petits parcs, tu devrais apprécier de pouvoir te ressourcer quelques jours dans une région où la nature est majoritaire !
La côte belge : bon, a priori, tu connais, mais n’est-ce pas agréable d’aller respirer l’air marin et de marche dans le sable, même si ce n’est pas très loin ? Selon où tu habites, tu peux même facilement te permettre l’aller-retour sur une journée, avec la garantie d’avoir changé d’air !
Durbuy et ses environs : tu n’as pas encore visité « le plus petit village du monde » ? Et bien c’est sans doute l’occasion de découvrir ce petit village au charme fou ! Compte-tenu de son attrait touristique, les environs du village sont bien développés également, et tu peux facilement passer quelques jours dans le coin sans t’ennuyer !
… et bien d’autres ! Cette liste est loin d’être exhaustive 🙂 Sois à l’affût dans les médias et sur les réseaux sociaux, de nombreux articles et autres reportages fleurissent sur internet pour te donner l’envie de découvrir ton petit pays !
Aussi intéressant tout cela soit-il, il se peut que tu aies déjà réservé depuis des mois un voyage à l’étranger, d’où l’importance pour toi de savoir si le pays en question a ouvert ses frontières (aux Belges) ou non. Nous allons donc faire le point « Europe » et « Hors Europe ».
En Europe
Voici l’état actuel de l’ouverture des frontières aux belges concernant les pays de l’UE, selon la dernière communication du ministère des affaires étrangères :
• Voyage autorisé : Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Suède, Suisse, Liechtenstein, Lituanie.
• Voyage possible moyennant conditions* : Bulgarie, Croatie, Estonie, Lettonie, Grèce, Portugal, Tchéquie, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Islande.
*Par exemple : voyage en voiture uniquement, test ou quarantaine obligatoire, etc.
• Voyage interdit : Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Malte, Norvège.
Pour plus d’informations et les détails sur les conditions d’entrée de chaque pays de l’UE, actualisés chaque jour, voici LE site à consulter : https://reopen.europa.eu/fr
Hors Europe
C’est bien simple, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, nous ne pouvons voyager qu’en Europe. Il faudra encore patienter pour pouvoir poser le pied sur les autres continents !
Plus d’infos :
La situation de certains pays peut changer de jour en jour. Pour t’informer régulièrement, n’hésite donc pas à consulter des sites officiels tels que :

Ai-je encore une chance de trouver un job étudiant cet été ?

Quelle année étrange nous sommes en train de vivre ! Que ce soit sévèrement ou plus légèrement, nous avons tous été touchés d’une façon ou d’une autre par cette crise. Les jobistes, par exemple, n’ont pas été épargnés. Beaucoup d’entre eux ont perdu leur job durant le confinement, entrainant au passage des difficultés financières pour certains. À l’approche des vacances d’été, vous êtes donc nombreux à vous demander si vous allez pouvoir travailler cet été. Y a-t’il encore de la place ? Si oui, où ?
Moins d’offres que d’habitude
On ne va pas te mentir, il y aura moins d’offres que d’habitude, c’est certain. L’une des explications est que le secteur qui engage habituellement le plus d’étudiants est l’Horeca. Or, même s’il redémarre tout doucement, la priorité pour ce secteur est de pouvoir remettre au travail les travailleurs qui étaient au chômage et de ne pas en arriver à en licencier une partie. Forcément, les jobistes ne seront donc pas leur priorité cet été.
Y a-t-il encore de l’espoir pour cet été ?
Rassure-toi, il y a et il y aura encore des jobs disponibles. Mais pour espérer décrocher un job cet été, il ne faut plus trainer ! Si tu es un adepte du « last minute », on te conseille de ne pas miser dessus cette année. En effet, à partir du moment où la demande dépasse l’offre, il est assez logique qu’il soit important d’être en haut de la liste des postulants…Nous te parlions de l’Horeca plus haut, secteur dans lequel les chances seront beaucoup plus minces que d’habitude, mais il est loin d’être le seul à engager des étudiants !
Où chercher … ou pas ?
Premier conseil : il ne sert à rien de te fermer toi-même des portes. Tu avais pensé postuler spontanément à tel ou tel endroit, mais tu as bien peur que la crise anéantisse tes chances ? Postule quand même ! Tu n’as rien à perdre si ce n’est quelque minutes à préparer une candidature, et ce n’est jamais perdu, d’ailleurs ! Par exemple, si le timing n’est pas le bon, l’employeur pourrait garder ton CV sous le coude et te rappeler un peu plus tard.
Même s’il ne faut pas se fermer de porte, il est évident qu’il vaut mieux éviter de n’envoyer ton CV que dans le secteur Horeca. En temps normal, cela passerait certainement, mais cette année, il vaut mieux diversifier, car ce secteur se remet à peine de ses pertes.
Pour le secteur touristique, qui engage aussi beaucoup d’étudiants durant l’été, il est encore difficile de prévoir si les opportunités seront nombreuses ou non. En effet, il a également énormément souffert de la crise MAIS beaucoup de belges vont passer leurs vacances en Belgique et vont chercher à changer d’air et de paysages tout en restant dans leur pays. L’été est donc assez prometteur pour le secteur, penses-y ! 🙂
Par contre, en conséquence à la crise sanitaire, les sociétés de nettoyage sont fort sollicitées en ce moment et ont donc parfois besoin de plus de personnel que d’habitude. Il semblerait donc qu’il y ait des opportunités à saisir dans ce secteur cet été !
Du côté de la grande distribution et de l’alimentaire, il n’y a pas vraiment eu de repos ces derniers mois, bien au contraire ! Il a même parfois eu plus de jobistes engagés que d’ordinaire, cela reste donc un secteur intéressant pour postuler. Cependant, les jobistes qui ont été engagés les mois précédents vont pour la plupart continuer cet été, il est donc possible que selon les magasins, il n’y ait déjà plus de place pour de nouveaux jobistes.
Tu as déjà beaucoup travaillé en 2020 ? Tu ne dépasseras pas forcément ton quota de 475h !
On espère que tu le savais déjà car c’est important : les étudiants sont normalement soumis à un quota de 475h de travail par an, en-dessous duquel les cotisations sociales qui leur sont prélevées sont réduites (on prélève 2,71% de ton salaire au lieu de 13,07 %, ce n’est pas négligeable et c’est pour cela que l’on considère le job étudiant comme « avantageux » !). Si tu dépasses ce quota, ton contrat devient alors «ordinaire » et non plus «étudiant », tu gagneras moins d’argent et tu coûteras plus cher aux employeurs.
C’est donc pour cela que tu veilles à ne pas dépasser ton quota. Sache alors que dans le cadre de la crise, ce plafond a été gelé pour le 2e trimestre 2020 (=avril-mai-juin), parce de nombreux étudiants travaillaient plus que d’habitude pour aider les secteurs qui tournaient à plein régime, comme l’alimentaire et la grande distribution. L’idée était donc de ne pas les pénaliser, qu’ils n’en arrivent pas à dépasser leur plafond alors qu’en quelque sorte, ils aidaient la société. En clair, les heures que tu as prestées en avril, mai et juin n’ont pas été comptabilisées dans ton quota.
Donc, même si tu as déjà beaucoup travaillé depuis janvier, rassure-toi : puisque les heures prestées au 2e trimestre n’ont pas été comptées, ça en laisse plus pour la deuxième partie de l’année, été compris ! 🙂
Où trouver un coup de main pour postuler ?
Les centres Infor Jeunes ont rouvert leurs permanences, et tu peux notamment y recevoir de l’aide pour rédiger ton CV et ta lettre de motivation, voire même t’entraîner à un entretien d’embauche !
Si tu es un peu perdu face à la législation en matière de job étudiant, tu seras également au bon endroit pour recevoir des explications.
Et enfin, point non négligeable : les centres Infor Jeunes disposent souvent d’un petit listing de jobs étudiants disponibles dans leur région, ils sont à l’affût de ce genre d’infos pour pouvoir les relayer aux jeunes et les employeurs eux-mêmes informent parfois directement les centres lorsqu’ils ont un poste étudiant vacant !
Alors n’hésite plus : postule ! Et si tu as besoin d’un petit coup de main, découvre nos conseils sur notre site spécialement dédié au job étudiant. Via ce site, tu pourras également contacter le centre le plus proche de chez toi.

La « fast fashion », ce phénomène néfaste

Aujourd’hui, on achète 6 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans ! Finies les deux collections «printemps-été» et «automne hiver», certaines enseignes proposent jusqu’à 24 collections par an. Des nouveautés apparaissent dans les magasins chaque semaine, ce qui entraîne pour beaucoup d’entre nous une surconsommation. Un joli pull tendance à moins de 10 euros ? Un chouette t-shirt à 5 euros ? Parfois difficile d’y résister . Mais notre portefeuilles est-il le seul à en payer le prix ?
Le phénomène de surproduction et de surconsommation dans le secteur de la mode porte un nom : la « fast fashion » ou « mode rapide » et a malheureusement des conséquences importantes sur notre environnement.
L’impact écologique
Pour confectionner les vêtements, l’industrie textile utilise soit des fibres d’origine naturelle comme le coton, le lin…, soit des fibres artificielles, comme le polyester, un dérivé du pétrole. Pour exemple, la culture du coton est très polluante et requiert beaucoup de pesticides et pour produire un seul kilo, il faut 20 000 litres d’eau, soit à peu près 75 bains ! De plus, la production de ces matières engendre aussi une très grande émission de gaz à effet de serre, ce qui fait de l’industrie du textile une des plus polluantes au monde. Au-delà de ça, les vêtements continuent à polluer bien après leur fabrication : ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos penderies, beaucoup sont teints avec des substances nocives et leur lavage libère des microparticules de plastique polluantes qui finissent dans l’océan.
À l’heure actuelle, environ un tiers des vêtements usagés sont recyclés, donnés ou revendus, le reste est jeté ou incinéré…et continue à polluer : par exemple, le polyester met environ 200 ans à se dégrader . Brûlées, les fibres textiles émettent une nouvelle fois une grande quantité de gaz à effet de serre. Bien que de nombreux géants de la mode textile se sont engagés à diminuer drastiquement leur empreinte carbone d’ici 2050, le chemin est encore très long. Il est donc nécessaire pour les consommateurs que nous sommes d’envisager des alternatives.
Des solutions ?
Aujourd’hui, de plus en plus de fabricants optent pour la « slow fashion » : une mode plus étique, durable et écoresponsable. Le hic ? Ils ne peuvent malheureusement pas concurrencer les prix pratiqués par des enseignes de prêt à porter de masse, telles que Zara, H&M ou encore Primark, et – même si on peut privilégier la qualité à la quantité – ce n’est pas toujours compatible avec le budget d’un étudiant. Alors, que faire à notre échelle ?
Lire les étiquettes : différents labels peuvent te donner des indications sur la manière dont a été fabriqué le vêtement. Le label peut certifier l’usage de fibres biologiques, le respect des critères environnementaux, la limitation des substances toxiques, etc. – Se tourner vers la seconde main : depuis quelques années, les possibilités d’acheter en seconde main se sont multipliées : vide dressing, friperies, vente en ligne, vestiboutiques, etc. De quoi trouver des pépites et leur donner une deuxième vie !
Penser à la location : une robe ou un smoking pour une grande occasion ? Ce sont souvent des vêtements que l’on remet peu, voire pas du tout ; pourquoi ne pas se tourner vers des services de location de vêtements ?
Pratiquer l’upcycling : quand on n’a pas envie de se séparer d’un vêtement qu’on aime, un peu abimé ou démodé, le transformer peut lui donner une nouvelle vie : couper un vieux jean pour en faire un short, faire une chemise à partir d’une robe, etc. De nombreux tutoriels accessibles sont disponibles sur Internet.
Plus d’infos ?
Voici quelques sources intéressantes si tu souhaites en savoir plus :

Acheter en seconde main, pourquoi c’est bien ?

Acheter en seconde main, c’est se procurrer des objets qui ont déjà été achetés et/ou utilisés par quelqu’un avant d’être en notre possession. On peut tout trouver en seconde main : des vêtements mais aussi des meubles, des livres, de l’électroménager,… Mais pourquoi acheter « d’occasion » quand on peut acheter du neuf ? Quels sont les avantages de la seconde main ? Infor Jeunes fait le point pour toi !
C’est écologique
En achetant en seconde main, tu réutilises un vêtement, objet ou un appareil. Tu lui évites de devenir un déchet et donc de polluer la planète. Et plus un objet est utilisé longtemps, plus son empreinte écologique* diminue ! En effet, tu réduis la demande de production pour un produit neuf, ce qui permet une économie de ressources, c’est à-dire des matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de cet objet.
Chaque année en Belgique, 10 kilos de textile par habitant sont mis sur le marché. La mode est ainsi l’une des industries les plus polluantes de la planète. Chaque année, elle émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, soit environ 2% des émissions globales. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.
Au total, faire ses achats en seconde main peut éviter l’émission de 200 kg de CO2 par personne et par an.
C’est économique
La seconde main permet à de nombreuses personnes de pouvoir s’offrir des biens qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter neufs. De plus, les articles de seconde main sont souvent de bien meilleure qualité que du neuf à prix égal. Il existe d’ailleurs des labels de qualité, mis en place pour certains magasins d’économie sociale, pour certains articles comme Electro’REV pour les appareils électroménagers ou VéloCyclé pour les vélos de seconde main vendus dans les ateliers vélos. Ces labels assurent la qualité des biens vendus mais offrent également des garanties d’un ou deux ans. Aussi, vendre toi-même des choses que tu n’utilises plus te permets de gagner de l’argent tout en désencombrant ta maison !
C’est solidaire
Le fait de collecter, réparer et revendre des articles de seconde main crée de l’emploi, permettant au passage la formation et la réinsertion de personnes en difficulté. Les magasins d’économie sociale assurent la récupération et la revalorisation de divers produits. Les recettes ainsi faites permettent le financement de projets sociaux (ex : la formation de personnes peu qualifiées, les restaurants sociaux, etc.)
C’est tendance
Ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ? Grâce à la seconde main, tu peux trouver des vêtements et des objets qui redeviennent tendances ! Certains magasins d’économie sociale retapent même certains meubles pour les remettre au goût du jour . Cela donne des objets uniques que tu ne trouveras nulle part ailleurs.
Où acheter en seconde main ?
Tu peux trouver des articles de seconde main très facilement de nos jours :
Dans les magasins d’économie sociale (ex : les Petits Riens, Oxfam,…)
Dans les dépôts-vente, les brocantes, les videdressings, les marchés vintages,…
Sur internet : 2emain.be, eBay, Vinted,…
En bref, consommer des biens de seconde main fait de toi un CRACS (Citoyen Responsable, Actif, Critique et Solidaire). Alors, qui a dit que faire du shopping n’était pas une bonne action ?
Plus d’infos ?
*L’empreinte écologique est ce qui mesure la pression exercée par les êtres humains envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.Retrouve plus d’infos sur l’empreinte écologique sur le site www.wwf.panda.org

Élections 2019, un an après

Il y a un peu plus d’un an, comme près de 8 millions de citoyens belges, tu as été invité à te rendre aux urnes pour faire entendre ta voix et participer au triple scrutin dans le but d’élire tes futurs représentants aux niveaux régional, fédéral et européen. Si l’Europe et les Régions ont pu former leur exécutif, seul le gouvernement fédéral n’a pas réussi à composer une majorité pour gouverner notre pays ! Faisons le point ensemble sur cette situation à la belge cristallisée depuis de nombreux mois.
S’il nous revient de désigner les députés qui nous représenteront à la Chambre (pouvoir législatif), le gouvernement (pouvoir exécutif) est, lui, constitué par les partis politiques eux-mêmes. Cela signifie qu’après l’attribution du nombre de sièges en fonction des députés élus, le Roi désigne – après consultation de plusieurs personnalités politiques – un « formateur », qui a pour mission de négocier avec d’autres partenaires de manière à construire un nouveau gouvernement. De tradition, ce dernier devient alors le/la Premier(e) Ministre.
Malgré de nombreuses tentatives échouées ces derniers mois, la Belgique reste encore aujourd’hui immobilisée à cette étape de négociations. Et faute d’accord, c’est le gouvernement sortant qui reste en affaires courantes avec des compétences limitées, le temps de débloquer la situation.Mais la crise fédérale que nous connaissons remonte à plus loin encore ! En effet, le gouvernement sortant est devenu minoritaire depuis la démission des ministres N-VA, en décembre 2018, à la suite d’un désaccord politique de majorité. C’est donc une crise politique de presque 2 ans qui paralyse notre pays à plus d’un titre : vote du budget, position de la Belgique face à l’Europe, dossiers urgents, etc.
Dans ce contexte, et avec des compétences limitées aux affaires courantes, il est donc impossible pour ce gouvernement minoritaire de travailler de manière constructive sur les dossiers fédéraux comme la justice, la sécurité sociale ou encore la défense. Seule la crise liée au COVID 19 aura quelque peu apaisé les tensions face à l’urgence sanitaire en forçant 10 partis à trouver un accord temporaire pour sortir momentanément de l’impasse politique.
Pour ce faire, le gouvernement minoritaire s’est vu accorder des « pouvoirs spéciaux ». Concrètement, avec le soutien de 7 autres partis politiques, le gouvernement fédéral sortant peut, depuis le 26 mars dernier, prendre toutes les mesures nécessaires afin de lutter contre la propagation du Coronavirus et de veiller à la protection des citoyens et des secteurs d’activités. Ces pouvoirs spéciaux sont accordés pour une durée minimale de 3 mois et au maximum pour 6 mois.
Mais qu’adviendra-t-il à la sortie de la crise sanitaire ?
Les résultats des urnes du 26 mai 2019 sont éloquents : un parti écologiste avec 7 sièges de plus suite à la « vague verte » en réponse aux marches pour le climat et une progression marquée des partis qualifiés « d’extrêmes » tels que le PTB et le Vlaams Belang qui voient leur nombre de sièges respectif augmenter de manière importante. Ces résultats leur offrent d’ailleurs un rôle prédominant dans les négociations.
Aujourd’hui, deux issues sont envisageables pour sortir de cette crise politique : la mise en place d’un gouvernement sur base des résultats du dernier scrutin ou la convocation de nouvelles élections.Dans le premier cas, cela signifie que plusieurs partis réussissent (enfin) à trouver un accord afin de réunir le nombre de sièges suffisant pour être majoritaires lors des prises de décisions et forment donc un gouvernement dit de « plein exercice » (pas de limite dans la prise de décisions). L’actualité des prochains jours nous donnera la tendance des derniers pourparlers entre les différents partis.
Dans le second, les négociations ne parviennent pas à aboutir et l’obligation d’un retour aux urnes pour les citoyens semble inévitable. Et si cette seconde issue n’était pas une fiction ?
Tu as besoin d’une piqûre de rappel sur le fonctionnement de la Belgique et de ses élections ? Cet autre article est là pour ça ! 🙂

Décryptage du système institutionnel belge

Avec la news « Elections 2019, un an après », nous tentions de faire le point sur l’actualité politique belge en te résumant l’année écoulée. Mais as-tu réellement compris quels sont et comment fonctionnent les différents niveaux de pouvoir belges ? Sais-tu pourquoi et pour qui tu dois voter ? À nouveau, Infor Jeunes tente de t’éclairer et dresse le portrait du système politique belge parfois difficile à appréhender.
Peut-être ne sais-tu pas qu’à l’origine, la Belgique appartenait aux Pays-Bas et que c’est en 1830 qu’elle obtient son indépendance ? Il est alors décidé que notre pays sera une monarchie constitutionnelle ; c’est-à-dire un système politique ou le pouvoir est symbolisé par une seule personne appelée « monarque » (le plus souvent un roi ou une reine) et qu’il devra suivre les règles d’un texte fondateur qui définit les droits et les libertés des citoyens belges : la Constitution 🙂
Pour appliquer cette constitution, deux types de pouvoir sont à distinguer en Belgique : le législatif et l’exécutif. Le premier édite les lois, décrets, ordonnances… et est exercé par les différentes assemblées parlementaires (avec les députés) tandis que le second a pour objectif de faire appliquer ces lois, décrets… Il est, lui, exercé par le Roi et/ou les ministres qui forment les gouvernements (régional, fédéral et européen).
Les niveaux de pouvoirs
En Belgique, 5 niveaux de pouvoir coexistent : le pouvoir communal, provincial, régional, communautaire et fédéral. Faisons un zoom sur le niveau fédéral qui nous occupe aujourd’hui.
Le niveau fédéral gère tout ce qui concerne le pays dans son ensemble : la justice, les affaires étrangères, la sécurité sociale, les affaires intérieures, la police fédérale, la défense nationale… Contrairement aux autres niveaux de pouvoir, le fédéral gère l’intérêt général de tous les belges, sans distinction linguistique, culturelle ou territoriale.
Les partis politiques belges
Les partis sont des associations regroupant des personnes qui ont pour objectif de participer à la gestion d’un ou plusieurs niveaux de pouvoir politique du pays. Chez nous, il existe un grand nombre de partis politique : N-VA, PS, Vlaams belang, MR, Ecolo, PTB, CD&V, Open Vld, SPA, Groen, CDH, Défi, etc.
Les partis se différencient par leurs opinions et les idées qu’’ils présentent pour gérer la vie publique. Ces dernières se rattachent le plus souvent, dans notre pays, à une conception idéologique, philosophique ou religieuse de la vie en société.
Le droit de vote et le suffrage universel
En Belgique, le vote est obligatoire et secret. En effet, chaque citoyen a le devoir de prendre part à la vie politique de son pays, sa région, sa communauté ou sa ville. Utiliser ton droit de vote est donc une façon d’exercer ta citoyenneté pour élire les personnes dont les valeurs et les idées te ressemblent.
Depuis 1919, notre pays applique le système du suffrage universel. Cela signifie que chaque électeur (citoyen belge) dispose d’une voix. Il faudra néanmoins attendre 1948 pour que les femmes obtiennent également le droit de vote.
La formation d’un gouvernement
Lorsque les résultats des élections sont connus, soit un seul parti politique obtient 51% des votes et peut gouverner seul, soit les partis vont se rencontrer pour voir avec qui ils peuvent élaborer un programme commun (pacte de majorité). Ce pacte sera ensuite retranscrit sous la forme d’une Déclaration de politique générale qui va reprendre les grands axes et projets à mettre en œuvre au cours de la législature.
Les coalitions se forment donc en fonction des sensibilités mais aussi des priorités données par chaque parti dans leur programme électoral. En principe, c’est le parti qui a obtenu le plus de votes en sa faveur qui prend contact avec les autres partis pour constituer une majorité, à l’exception des élections fédérales où le Roi désigne un formateur. Il peut cependant arriver que le parti perde la main si une coalition s’est déjà formée sans lui, à l’annonce des résultats. Ces alliances politiques ont pour conséquences qu’en Belgique, ce n’est pas forcément le parti qui a obtenu le plus de voix qui sera au pouvoir et qu’il est parfois difficile pour les partis de parvenir à un accord.
Tu te poses encore des questions sur notre système politique ou sur la manière de voter ? Consulte sans attendre notre brochure « Je vote : mode d’emploi » et deviens incollable sur le sujet !

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